Poésie
Carreaux - 1 septembre 2012 à 20:53
Je sais pas si c'est mon manque de courage à bien chercher, mais j'ai pas trouvé de topic poésie. Je vous épargne mes éloges à Rimbaud, Walth Whitman, Baudelaire, D.H. Auden, Lautréamont... Par contre, je vous fais partager ce chef-d'oeuvre que je m'étonne de découvrir si tard.
Holy! Holy! Holy! Holy! Holy! Holy! Holy! Holy! Holy! Holy! Holy! Holy! Holy! Holy! Holy! The world is holy! The soul is holy! The skin is holy! The nose is holy! The tongue and cock and hand and asshole holy! Everything is holy! everybody's holy! everywhere is holy! everyday is in eternity! Everyman's an angel! The bum's as holy as the seraphim! the madman is holy as you my soul are holy! The typewriter is holy the poem is holy the voice is holy the hearers are holy the ecstasy is holy! Holy Peter holy Allen holy Solomon holy Lucien holy Kerouac holy Huncke holy Burroughs holy Cassady holy the unknown buggered and suffering beggars holy the hideous human angels! Holy my mother in the insane asylum! Holy the cocks of the grandfathers of Kansas! Holy the groaning saxophone! Holy the bop apocalypse! Holy the jazzbands marijuana hipsters peace & junk & drums! Holy the solitudes of skyscrapers and pavements! Holy the cafeterias filled with the millions! Holy the mysterious rivers of tears under the streets! Holy the lone juggernaut! Holy the vast lamb of the middle class! Holy the crazy shepherds of rebellion Who digs Los Angeles IS Los Angeles! Holy New York Holy San Francisco Holy Peoria & Seattle Holy Paris Holy Tangiers Holy Moscow Holy Istanbul! Holy time in eternity holy eternity in time holy the clocks in space holy the fourth dimension holy the fifth International holy the Angel in Moloch! Holy the sea holy the desert holy the railroad holy the locomotive holy the visions holy the hallucinations holy the miracles holy the eyeball holy the abyss! Holy forgiveness! mercy! charity! faith! Holy! Ours! bodies! suffering! magnanimity! Holy the supernatural extra brilliant intelligent kindness of the soul!
Ginsberg
Gros Belial - 1 septembre 2012 à 20:57
Burying swords into emaciated ribs Tired naked souls Could no longer walk Exotic filthy mongrel dogs Fettered to failure By a flawed genome
With laziness indelible and inherent The pitch brutes lived At the end of the whip
Burying swords into emaciated ribs Tired naked souls Could no longer walk Exotic filthy mongrel dogs Fettered to failure By a flawed genome
With laziness indelible and inherent The pitch brutes lived At the end of the whip Disarming them of bows And poisoned arrows A lifetime of penitence Follows the lost battle Infusion of their poisoned blood Spirals into societal decay
The sobs of the defeated Became a painful roar Longing for a painless death Became their vision of heaven
Resolved to avenge the deaths Of those killed tribesmen Set themselves ablaze To avoid captured humility European death revealed mortality
Iberian troops gather their weapons Journey for centre of the plateau
Pogrom
Gros Belial - 1 septembre 2012 à 20:58
Israël s'était placé pour dominer les peuples mais l'impie se souleva contre le bacille de passage devenant celui à qui l'on crache au visage Vous tous, sbires de l'idole du vide, recommencez et venez donc pleurer sur les ruines de Sion Je ne trouverai pas un sage parmi vous Vos jours sont passés, vos projets sont anéantis
Les désirs de votre cœur...une infecte tumeur qui prétend que la nuit est le jour, Que la lumière est proche quand les ténèbres sont là N'est-ce pas le Schéol que vous espériez tant pour demeure ? C'est dans les ténèbres que Magog dressera votre couche
Et je crierai au gouffre : c'est toi leur Père ! Et à la vermine : vous êtes leurs sœurs et leur mère Votre espérance : où donc est-elle ? Votre espérance , qui peut encore l'apercevoir ? Jéhova ? Mais ce dieu est le père que l'Aryen abat Il descendra vers les barreaux du séjour des morts Quand vous irez ensemble reposer dans la poussière.
A. Mignoni.
Carreaux - 1 septembre 2012 à 21:02
Israël s'était placé pour dominer les peuples mais l'impie se souleva contre le bacille de passage devenant celui à qui l'on crache au visage Vous tous, sbires de l'idole du vide, recommencez et venez donc pleurer sur les ruines de Sion Je ne trouverai pas un sage parmi vous Vos jours sont passés, vos projets sont anéantis
Les désirs de votre cœur...une infecte tumeur qui prétend que la nuit est le jour, Que la lumière est proche quand les ténèbres sont là N'est-ce pas le Schéol que vous espériez tant pour demeure ? C'est dans les ténèbres que Magog dressera votre couche
Et je crierai au gouffre : c'est toi leur Père ! Et à la vermine : vous êtes leurs sœurs et leur mère Votre espérance : où donc est-elle ? Votre espérance , qui peut encore l'apercevoir ? Jéhova ? Mais ce dieu est le père que l'Aryen abat Il descendra vers les barreaux du séjour des morts Quand vous irez ensemble reposer dans la poussière.
A. Mignoni.
Les deux premiers paragrpahes sont un peu nuls quand même. Le dernier est intéressant, ou plutôt, aurait pu l'être si l'ensemble était construit différemment.
Gros Belial - 1 septembre 2012 à 21:04
Qu'est-ce que tu leur reproches, en fait? Je les trouves fédérateurs, moi... :-\
Carreaux - 1 septembre 2012 à 21:06
Israël s'était placé pour dominer les peuples mais l'impie se souleva contre le bacille de passage
Je ne trouverai pas un sage parmi vous Vos jours sont passés, vos projets sont anéantis
Les désirs de votre cœur...une infecte tumeur
Que la lumière est proche quand les ténèbres sont là
Votre espérance : où donc est-elle ? Votre espérance , qui peut encore l'apercevoir ?
A. Mignoni.
J'ai laissé les passages nulos.
`Elysium - 1 septembre 2012 à 21:07
C'est pas une chanson de seigneur voland ça ?
Senoses - 1 septembre 2012 à 21:29
william morris, the earthly paradise svp http://morrisedition.lib.uiowa.edu/eptexts.html
Gros Belial - 1 septembre 2012 à 23:40
C'est pas une chanson de seigneur voland ça ?
Félicitations!
Vous avez gagné ce magnifique yoyo en bois Rippoz.
faer - 1 septembre 2012 à 23:56
L'Arbre
Je me suis dévêtue pour monter à un arbre ; mes cuisses nues embrassaient l'écorce lisse et humide ; mes sandales marchaient sur les branches.
Tout en haut, mais encore sous les feuilles et à l'ombre de la chaleur, je me suis mise à cheval sur une fourche écartée en balançant mes pieds dans le vide.
Il avait plu. Des gouttes d'eau tombaient et coulaient sur ma peau. Mes mains étaient tachées de mousse, et mes orteils étaient rouges, à cause des fleurs écrasées.
Je sentais le bel arbre vivre quand le vent passait au travers ; alors je serrais mes jambes davantage et j'appliquais mes lèvres ouvertes sur la nuque chevelue d'un rameau.
Pierre Louÿs
`Elysium - 2 septembre 2012 à 00:10
C'est pas une chanson de seigneur voland ça ?
Félicitations!
Vous avez gagné ce magnifique yoyo en bois Rippoz.
:-*
Gros Belial - 2 septembre 2012 à 00:17
Avoue que ta c/c sur Google.
`Elysium - 2 septembre 2012 à 00:22
:okay: En fait j'ai cherché le nom de l'auteur, j'ai buggé devant les résultats de google. J'ai alors c/c le poème.
Gros Belial - 21 septembre 2012 à 19:19
Hey ... un soir d'automne, je regardais les feuilles tombées. Et alors je me suis demandé, pourquoi tu m'avais abandonné. Te souviens-tu des moments passés, les rires et les pleures partagés. Te souviens-tu quand je te serrais dans mes deux bras ... bras musclés.
La lala lei lalalei lalala lei lalalei lala lalalei lalahey.
Chaque jour sans toi, me parait une éternité. C'est si difficile quand t'es pas là, que j'ai envie de crever. Te souviens-tu des moments passés, les rires et les pleures partagés. Te souviens-tu quand je te serrait dans mes deux bras musclés.
La lala lei lalalei lalala lei lalalei lala lalalei lalahey.
Et depuis 2 ans passés, putain je t'ai toujours pas oublié. Et pourtant je t'aimais pour de vrai. Ouai et c'est pour ça que je t'ai tué. Te souviens-tu des moments passés, les rires et les pleures partagés. Te souviens-tu quand je te serrait des mes deux bras musclés.
La lala lei lalalei lalala lei lalalei lala lalai.
http://www.youtube.com/watch?v=OBnTsToWxac
Gros Belial - 21 septembre 2012 à 19:19
(ne me remercie pas kro)
Lezahna - 21 septembre 2012 à 20:22
L'Arbre
Je me suis dévêtue pour monter à un arbre ; mes cuisses nues embrassaient l'écorce lisse et humide ; mes sandales marchaient sur les branches.
Tout en haut, mais encore sous les feuilles et à l'ombre de la chaleur, je me suis mise à cheval sur une fourche écartée en balançant mes pieds dans le vide.
Il avait plu. Des gouttes d'eau tombaient et coulaient sur ma peau. Mes mains étaient tachées de mousse, et mes orteils étaient rouges, à cause des fleurs écrasées.
Je sentais le bel arbre vivre quand le vent passait au travers ; alors je serrais mes jambes davantage et j'appliquais mes lèvres ouvertes sur la nuque chevelue d'un rameau.
Pierre Louÿs
Oui.
Wallace - 21 septembre 2012 à 20:50
Le vaste monde : un grain de poussière dans l'espace Toute la science des hommes : des mots Les peuples, les bêtes et les fleurs des sept climats : des ombres Le résultat de ta méditation : rien
Omar Khayyâm, Quatrain 26
LouisLeRoux - 22 septembre 2012 à 20:03
Once upon a time there was a pretty fly. He had a pretty wife, this pretty fly, But one day she flew away, flew away. She had two pretty children, But one night these two pretty children flew away, flew away, Into the sky, Into the moon.
Ordairu - 22 septembre 2012 à 23:32
Ca m'étonne que personne n'ait encore posté un Roses are Red Violets are Blue :o
Lew - 7 février 2014 à 23:26
Je relis beaucoup Lord Byron ces derniers temps, j'avais oublié à quel point il est exceptionnel.
"Let us have wine and women, mirth and laughter, / Sermons and soda water the day after"
Le flegme britannique, tu l'as ou tu l'as pas.
Lezahna - 7 février 2014 à 23:29
je lis du ezra pound, du yeats et du hardy ces temps-ci, les classiques font du bien
Lew - 7 février 2014 à 23:48
j'ai jamais lu thomas hardy, c'est bien ?
par contre il faut faire attention avec le terme "classiques", je sais qu'il est galvaudé et utilisé à tout va mais dans l'espace littéraire et artistique plus largement, il renvoie strictement au XVIIe
Lezahna - 8 février 2014 à 00:05
je parle des oeuvres de ces mecs, elles sont partie intégrante d'un patrimoine culturel anglophone aux valeurs affirmées oui thomas hardy défonce, lis the convergence of the twain pour te faire une idée