Vos citations cultes
Suite de la page 1...Lastar - 28 octobre 2011 à 16:00
Fuuuuuuuuuuuuuuusion hoï.Bien ouej Thocast, t'as pas fissuré le forum au passage.
Normal, j'ai prié 7fois avant de le lui proposer.
The Miz - 28 octobre 2011 à 16:01
Valait mieux assurer les arrières :huhu:
Fen - 28 octobre 2011 à 16:10
Les gens éteints vous éteignent, puis vous accusent d'être éteint.
- Henry de Montherlant
- Henry de Montherlant
Je ne connaîtrai pas la peur car la peur tue l'esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l'oblitération totale. J'affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu'elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin. Et là où elle sera passée, il n'y aura plus rien. Rien que moi.
- Frank Herbert
Two-Wan - 28 octobre 2011 à 16:13
T'as enfin regardé/lu Dune, c'est bien ça.
marvinrouge - 28 octobre 2011 à 16:15
"..."
- le mime Marceau
Yuan - 28 octobre 2011 à 16:20
"Tout est poison rien n'est poison, seule la dose fait le poison" Paracelse
Citation valable pour tout, pas trouvé d'exception
Lastar - 28 octobre 2011 à 16:20
"..."
- le mime Marceau
Ouais arrête stp
M2K - 28 octobre 2011 à 16:21
"Tout est poison rien n'est poison, seule la dose fait le poison" ParacelseCitation valable pour tout, pas trouvé d'exception
MDRRRR T'EN ENCORE SUR CA
Yuan - 28 octobre 2011 à 16:28
forever
Fen - 28 octobre 2011 à 16:36
"Tout est poison rien n'est poison, seule la dose fait le poison" ParacelseCitation valable pour tout, pas trouvé d'exception
Je l'ai cru pendant longtemps. En fait cette phrase se révèle totalement et dangereusement fausse en endocrinologie... Elle a quand même servi de BASE pendant 4 à 6 siècles.
Yuan - 28 octobre 2011 à 16:49
Si on joue sur les mots elle est tout l'temps vrai mais après j'avoue que c'est ridicule :baffan:
.kiki38. - 30 octobre 2011 à 11:35
Après il y a les trucs d'Assassin's Creed:
"Notre vie est écrite par la mort des autres"
"Nécessité fait loi il faut savoir l'accepter"
"On ne peut jouir éternellement du privilège que l'on n'a pas mérité"
"Mieux vos être heureux ici dans ce bas monde qu'aspirer à une vie meilleur dans l'autre monde"
Une de Gandhi:
"Vis comme si tu devais mourir demain.Apprends comme si tu devais vivre toujours"
A méditer.
Sasu - 30 octobre 2011 à 12:04
Putain enlève ta sign de merde stp
.kiki38. - 30 octobre 2011 à 12:04
je suis méchant
Ulquiorra - 30 octobre 2011 à 12:08
Non, juste stupide. ._.
.kiki38. - 30 octobre 2011 à 12:11
Non, juste stupide. ._. dénué d'intelligence correcte,mais pas stupideBref.
Nous sommes libres de suivre notre chemin.Il n'y a personne pour vous donner les réponses.Il y a plusieurs chemins.A vous de trouver le vôtre.Ne me suivez pas.Ne suivez personne.
Ezio Auditore,Florence
Sasu - 30 octobre 2011 à 13:57

Phénix - 30 octobre 2011 à 15:07
"- Moi, je m'en fous, je suis nyctalope.
- Je savais bien que t'étais une salope."
"La démocratie est le pire régime politique qui soit en dehors de tous les autres" - Winston Churchill
"- ça vous dirait d'aller tous voir le conseiller de l'école?
- Et vous, ça vous dirait d'aller vous faire mettre?"
Mitik - 30 octobre 2011 à 19:34
"Apprends que la vie est un combat enfile une paire de gants, que le regret n'est rien d'autre qu'une perte de temps."
Wiktooore - 30 octobre 2011 à 20:18
¨Un cheval bon marche est rare, or ce qui est rare est cher. Donc un cheval bon marche est cher¨ :(
Lastar - 30 octobre 2011 à 20:23
Vulgaire Sophisme.
Sasu - 30 octobre 2011 à 20:56
¨Un cheval bon marche est rare, or ce qui est rare est cher. Donc un cheval bon marche est cher¨ :(Merci Wikipédia.
.kiki38. - 30 octobre 2011 à 21:58
¨Un cheval bon marche est rare, or ce qui est rare est cher. Donc un cheval bon marche est cher¨ :(Bon marche?
RainbowTouch - 30 octobre 2011 à 22:05
bon marché, quoi...
M2K - 30 octobre 2011 à 22:07
Bon, marche.
Aurablade - 31 octobre 2011 à 01:40
Non, juste stupide. ._. dénué d'intelligence correcte,mais pas stupideBref.
Nous sommes libres de suivre notre chemin.Il n'y a personne pour vous donner les réponses.Il y a plusieurs chemins.A vous de trouver le vôtre.Ne me suivez pas.Ne suivez personne.
Ezio Auditore,Florence
ok le mec qui prends des citations de jeux vidéos pour ses citations cultes
thocast de pf - 31 octobre 2011 à 08:06
La nuée de tes sarcasmes glisse sur la toile cirée de son indifférence.
Wiktooore - 31 octobre 2011 à 08:56
¨Un cheval bon marche est rare, or ce qui est rare est cher. Donc un cheval bon marche est cher¨ :(
Merci Wikipédia.Non désolé
Sasu - 31 octobre 2011 à 09:52

.kiki38. - 31 octobre 2011 à 11:56
:ahah: :ahah:
Ivy Maital - 31 octobre 2011 à 12:09
Ouais enfin c'est pas Wikipédia qui a inventé le syllogisme, et les exemples donnés sont tous archi-connus.
M2K - 31 octobre 2011 à 17:03
Ouais enfin c'est pas Wikipédia qui a inventé le syllogisme, et les exemples donnés sont tous archi-connus.+1.
T'es un peu ridicule là Sasu tu viens de gueuler ton manque de culture avec fierté.
VIKTOR MAC BERNIC - 31 octobre 2011 à 21:48
Pouic, pouic, pouic ! Humba !!!!!!!!!!!
Wiktooore - 31 octobre 2011 à 22:20
Si tu le dis
VIKTOR MAC BERNIC - 31 octobre 2011 à 22:23
amazoon te paye combien svp
Wiktooore - 31 octobre 2011 à 22:35
Tg tg tg tg tg c'est un effet de mode de la partie gfx tg tg tg
VIKTOR MAC BERNIC - 31 octobre 2011 à 23:23
tg ? tégé ? je comprends pas aide moi explique moi , raconte moi
Quartz - 31 octobre 2011 à 23:26
Il est revenu lui ? On va pas dire que c'était le mec qui m'a le plus manqué...
Wiktooore - 31 octobre 2011 à 23:41
Il me fait pleurer
VIKTOR MAC BERNIC - 31 octobre 2011 à 23:46
à genou Le_requin
Wiktooore - 31 octobre 2011 à 23:47
vas te pendre stp
Lastar - 1 novembre 2011 à 05:37
Ilyase arrête, il est sensible.
Ulquiorra - 1 novembre 2011 à 14:08
Il avait pas été everban celui-là ? :V
marvinrouge - 1 novembre 2011 à 14:25
à genou Le_requinmac bernic est de retour ! :D
VIKTOR MAC BERNIC - 1 novembre 2011 à 17:49
Il avait pas été everban celui-là ? :VNon, il ne me semble pas . D'ailleurs pourquoi un "everban" ( anglicisme bizarre en tout cas ) ???? La chose que je fais sur les forums de "Pokémon Trash" c'est répondre normalement ( m'enfin, il semble que ce ne soit pas le cas pour beaucoup de forumeurs ) aux différents topics :o .
Bref : je suis toujours autant excité d'agiter les esprits de cette façon !
(et parce qu'on sait jamais : oui, oui :" nice story rdm )
marvinrouge - 1 novembre 2011 à 17:57
je pensais que tu étais un double-compte
Lastar - 1 novembre 2011 à 18:04
oui c'est le mien
marvinrouge - 1 novembre 2011 à 18:10
a ok je me disais aussi
Obsede rime - 1 novembre 2011 à 18:34
Jvois pas tant de citation, sa divague solide ici
It's funny how on the blocks, niggas will kill you for cash but never raise the gun to cry out freedom at last. -Immortal TechniqueJ'en avais d'autre de philosophie mais jai perdus mes fucking cahiers.
Lezahna - 3 novembre 2011 à 18:37
Je regardais les espaliers en fleurs le long du petit mur de briques roses, les arbres fleuris, la pelouse d'un vert étincelant jonchée de pâquerettes, de pétales blancs et roses, le ciel, bien sûr, était bleu, et l'air semblait vibrer légèrement... et à ce moment-là, c'est venu... quelque chose d'unique... qui ne reviendra plus jamais de cette façon, une sensation d'une telle violence qu'encore maintenant, après tant de temps écoulé, quand, amoindrie, en partie effacée elle me revient, j'éprouve... mais quoi ? quel mot peut s'en saisir ? pas le mot à tout dire : "bonheur", qui se présente le premier, non, pas lui... "félicité", "exaltation", sont trop laids, qu'ils n'y touchent pas... et "extase"... comme devant ce mot ce qui est là se rétracte... "Joie", oui, peut-être... ce petit mot modeste, tout simple, peut effleurer sans grand danger... mais il n'est pas capable de recueillir ce qui m'emplit, me déborde, s'épand, va se perdre, se fondre dans les briques roses, les espaliers en fleurs, la pelouse, les pétales roses et blancs, l'air qui vibre parcouru de tremblements à peine perceptibles, d'ondes... des ondes de vie, de vie tout court, quel autre mot ?... de vie à l'état pur, aucune menace sur elle, aucun mélange, elle atteint tout à coup l'intensité la plus grande qu'elle puisse jamais atteindre... jamais plus cette sorte d'intensité-là, pour rien, parce que c'est là, parce que je suis dans cela, dans le petit mur rose, les fleurs des espaliers, des arbres, la pelouse, l'air qui vibre... je suis en eux sans rien de plus, rien qui ne soit à eux, rien à moi.Lu il y a quelques jours par un bel après-midi tourangeau, assis sur un banc du parc à enfants du jardin du Musée des Beaux-Arts. L'air était frais, je fumais un joint, j'écoutais la compilation Late Night Tales de Trentemoller, & je regardais parfois l'automne s'élever parmi les arbres, dont les feuilles se laissaient mourir délicatement sur le sol, comme si elles voulaient se rapprocher le plus près possible de la terre, comme pour y être en quelque sorte enterrées. J'ai versé plusieurs larmes en lisant ce bouquin, j'ai encore quelques dizaines de pages à lire & j'en ferai une critique élogieuse.
M2K - 14 novembre 2011 à 14:28
"On a les résultats de la biopsie. Devinez qui a pas de cancer ? Moi." House M.D
Aura Azure - 14 novembre 2011 à 14:32
Deux posts sur le sujet de House, je t'aime <3
Lastar - 14 novembre 2011 à 20:04
Je regardais les espaliers en fleurs le long du petit mur de briques roses, les arbres fleuris, la pelouse d'un vert étincelant jonchée de pâquerettes, de pétales blancs et roses, le ciel, bien sûr, était bleu, et l'air semblait vibrer légèrement... et à ce moment-là, c'est venu... quelque chose d'unique... qui ne reviendra plus jamais de cette façon, une sensation d'une telle violence qu'encore maintenant, après tant de temps écoulé, quand, amoindrie, en partie effacée elle me revient, j'éprouve... mais quoi ? quel mot peut s'en saisir ? pas le mot à tout dire : "bonheur", qui se présente le premier, non, pas lui... "félicité", "exaltation", sont trop laids, qu'ils n'y touchent pas... et "extase"... comme devant ce mot ce qui est là se rétracte... "Joie", oui, peut-être... ce petit mot modeste, tout simple, peut effleurer sans grand danger... mais il n'est pas capable de recueillir ce qui m'emplit, me déborde, s'épand, va se perdre, se fondre dans les briques roses, les espaliers en fleurs, la pelouse, les pétales roses et blancs, l'air qui vibre parcouru de tremblements à peine perceptibles, d'ondes... des ondes de vie, de vie tout court, quel autre mot ?... de vie à l'état pur, aucune menace sur elle, aucun mélange, elle atteint tout à coup l'intensité la plus grande qu'elle puisse jamais atteindre... jamais plus cette sorte d'intensité-là, pour rien, parce que c'est là, parce que je suis dans cela, dans le petit mur rose, les fleurs des espaliers, des arbres, la pelouse, l'air qui vibre... je suis en eux sans rien de plus, rien qui ne soit à eux, rien à moi.Lu il y a quelques jours par un bel après-midi tourangeau, assis sur un banc du parc à enfants du jardin du Musée des Beaux-Arts. L'air était frais, je fumais un joint, j'écoutais la compilation Late Night Tales de Trentemoller, & je regardais parfois l'automne s'élever parmi les arbres, dont les feuilles se laissaient mourir délicatement sur le sol, comme si elles voulaient se rapprocher le plus près possible de la terre, comme pour y être en quelque sorte enterrées. J'ai versé plusieurs larmes en lisant ce bouquin, j'ai encore quelques dizaines de pages à lire & j'en ferai une critique élogieuse.
Un des autobiographies qui m'a fait le plus vibrer émotionnellement.
Trailokiavijaya - 15 novembre 2011 à 11:55
"Tu tombes... On tombe." Backdraft
M2K - 22 novembre 2011 à 03:30
T'as dix minutes pour me lâcher la bite ou j'te bute connardMDRR c'te réplique de pédé !
Answer - 22 novembre 2011 à 17:45
Fear me. I killed hundred of Time Lord.
Fear me. I killed all of them.EPIC CASSAGE IS EPIC.
arkane91 - 30 novembre 2011 à 03:37
si derrière chaque barbe se cachait de la sagesse toute les chèvres serait des prophètes.
Najaa - 30 novembre 2011 à 16:51
" Pas la barbe ! "
- Gimli
Tyel - 30 novembre 2011 à 20:52
"Enfoiré, enculeur de porc, je t'emmerde suce boule, carre toi les doigts dans le cul, culbuteur de vieille, je vais te buter tu m'entends, t'arracher la bite et t'éclater la tête avec"Un prisonnier dans The Witcher 2, ça m'a marqué
Trailokiavijaya - 1 décembre 2011 à 01:03
C'est très vulgaire :(
matiro - 2 décembre 2011 à 16:45
"- Si ça va, dis nous un mot.
- Un mot."
M2K - 4 décembre 2011 à 19:29
Every bag, every blouse, every bracelet comes with a price tag, baby, face it. You should leave if you can't accept the basicsUn mec riche à sa clocharde de copine après l'avoir trompée. Elle est restée.
:bg:
Tyel - 4 décembre 2011 à 19:34
Ouais, bon, "run away" avec ton Kanye West, ahah.
M2K - 4 décembre 2011 à 19:35
Euh non du tout, c'était Pusha-T qui a dit ça. Mais ça a effectivement été repris dans le son de Kanye ouais
Tyel - 4 décembre 2011 à 19:35
c'était surtout pour le jeu de mots
M2K - 4 décembre 2011 à 19:37
Ah j'avais même pas tilté.
You're blowing up. That's good. Fantastic.
arkane91 - 5 décembre 2011 à 00:27
Si derrière chaque barbe se cachait de la sagesse, toute les chèvres seraient des prophètes.
Quartz - 5 décembre 2011 à 08:02
Tu l'as déjà dit, y a pas longtemps en plus. Mais bon sinon ouais.
M2K - 5 décembre 2011 à 12:15
Moi aussi j'vais me répéter
T'as dix minutes pour me lâcher la bite ou j'te bute connardMdrrrrrr réplique de gay
Lastar - 5 décembre 2011 à 13:10
Lool ça vient d'où ?
M2K - 5 décembre 2011 à 13:33
La série Oz :'
Najaa - 6 décembre 2011 à 11:18
Oz ça se cite en V.O m'sieur !
M2K - 6 décembre 2011 à 17:44
Oui mais si j'avais cité en VO personne aurait compris la subtilité de la phrase
Lastar - 6 décembre 2011 à 18:47
Ahem Ahem.
Tyel - 12 décembre 2011 à 16:30
"C'est inévitable, car tel est ton destin."
Royfire - 9 janvier 2012 à 20:53
"Si tu as bien retiendu la leçon. C'est ton destin! "
redael - 9 janvier 2012 à 22:35
"Personne par la guerre ne devient grand"
Yoda
Flex2300 - 11 janvier 2012 à 17:47
"Ce qui compte ce n'est pas le vote, c'est comment on compte les votes" Staline.
M2K - 11 janvier 2012 à 17:48
"Ce qui compte ce n'est pas le vote, c'est comment on compte les votes" Staline.*Poutine
:troll:
marvinrouge - 11 janvier 2012 à 17:50
"Ce qui compte ce n'est pas le vote, c'est comment on compte les votes" Staline.Quel génie quand même ce mec, je me demande encore comment le monde peut-il tourner sans un homme de cette trempe.
En même temps le capitalisme est en train de s'écrouler et il n'y a jamais eu autant d'inégalité qu'à notre époque donc il ne tourne deja plus tout à fait
Lezahna - 11 janvier 2012 à 17:52
Spoiler
CE QUE DIT LA BOUCHE D'OMBREL'homme en songeant descend au gouffre universel.
J'errais près du dolmen qui domine Rozel,
A l'endroit où le cap se prolonge en presqu'île.
Le spectre m'attendait; l'être sombre et tranquille
Me prit par les cheveux dans sa main qui grandit,
M'emporta sur le haut du rocher, et me dit:
- Sache que tout connaît sa loi, son but, sa route;
Que tout a conscience en la création;
Et l'oreille pourrait avoir sa vision,
Car les choses et l'être ont un grand dialogue.
Tout parle; l'air qui passe et l'alcyon qui vogue,
Le brin d'herbe, la fleur, le germe, l'élément.
T'imaginais-tu donc l'univers autrement?
Crois-tu que Dieu, par qui la forme sort du nombre,
Aurait fait à jamais sonner la forêt sombre,
L'orage, le torrent roulant de noirs limons,
Le rocher dans les flots, la bête dans les monts,
La mouche, le buisson, la ronce où croît la mûre,
Et qu'il n'aurait rien mis dans l'éternel murmure?
Crois-tu que l'eau du fleuve et les arbres des bois,
S'ils n'avaient rien à dire, élèveraient la voix?
Prends-tu le vent des mers pour un joueur de flûte?
Crois-tu que l'océan, qui se gonfle et qui lutte,
Serait content d'ouvrir sa gueule jour et nuit
Pour souffler dans le vide une vapeur de bruit,
Et qu'il voudrait rugir, sous l'ouragan qui vole,
Si son rugissement n'était une parole?
Crois-tu que le tombeau, d'herbe et de nuit vêtu,
Ne soit rien qu'un silence? et te figures-tu
Que la création profonde, qui compose
Sa rumeur des frissons du lys et de la rose,
De la foudre, des flots, des souffles du ciel bleu,
Ne sait ce qu'elle dit quand elle parle à Dieu?
Crois-tu qu'elle ne soit qu'une langue épaissie?
Crois-tu que la nature énorme balbutie,
Et que Dieu se serait, dans son immensité,
Donné pour tout plaisir, pendant l'éternité,
D'entendre bégayer une sourde-muette?
Non, l'abîme est un prêtre et l'ombre est un poëte;
Non, tout est une voix et tout est un parfum;
Tout dit dans l'infini quelque chose à quelqu'un;
Une pensée emplit le tumulte superbe.
Dieu n'a pas fait un bruit sans y mêler le Verbe.
Tout, comme toi, gémit ou chante comme moi;
Tout parle. Et maintenant, homme, sais-tu pourquoi
Tout parle? Écoute bien. C'est que vents, ondes, flamme
Arbres, roseaux, rochers, tout vit!
Tout est plein d'âmes.
Mais comment! Oh! voilà le mystère inouï.
Puisque tu ne t'es pas en route évanoui,
Causons.
- Dieu n'a créé que l'être impondérable.
Mais imparfait; sans quoi, sur la même hauteur,
La créature étant égale au créateur,
Cette perfection, dans l'infini perdue,
Se serait avec Dieu mêlée et confondue,
Et la création, à force de clarté,
En lui serait rentrée et n'aurait pas été.
La création sainte où rêve le prophète,
Pour être, ô profondeur! devait être imparfaite.
Donc, Dieu fit l'univers, l'univers fit le mal.
L'être créé, paré du rayon baptismal,
En des temps dont nous seuls conservons la mémoire,
Planait dans la splendeur sur des ailes de gloire;
Tout était chant, encens, flamme, éblouissement;
L'être errait, aile d'or, dans un rayon charmant,
Et de tous les parfums tour à tour était l'hôte;
Tout nageait, tout volait.
Or, la première faute
Fut le premier poids.
Dieu sentit une douleur.
Le poids prit une forme, et, comme l'oiseleur
Fuit emportant l'oiseau qui frissonne et qui lutte,
Il tomba, traînant l'ange éperdu dans sa chute.
Le mal était fait. Puis tout alla s'aggravant;
Et l'éther devint l'air, et l'air devint le vent;
L'ange devint l'esprit, et l'esprit devint l'homme.
L'âme tomba, des maux multipliant la somme,
Dans la brute, dans l'arbre, et même, au-dessous d'eux,
Dans le caillou pensif, cet aveugle hideux.
Être vils qu'à regret les anges énumèrent!
Et de tous ces amas des globes se formèrent,
Et derrière ces blocs naquit la sombre nuit.
Le mal, c'est la matière. Arbre noir, fatal fruit.
- NE réfléchis-tu pas lorsque tu vois ton ombre?
Qui liée à tes pas comme un spectre vivant,
Va tantôt en arrière et tantôt en avant,
Qui se mêle à la nuit, sa grande soeur funeste,
Et qui contre le jour, noire et dure proteste,
D'où vient-elle? De toi, de ta chair, du limon
Dont l'esprit se revêt en devenant démon;
De ce corps qui, créé par ta faute première,
Ayant rejeté Dieu, résiste à la lumière;
De ta matière, hélas! de ton iniquité.
Cette ombre dit: -- Je suis l'être d'infirmité;
Je suis tombé déjà; je puis tomber encore. --
L'ange laisse passer à travers lui l'aurore;
Nul simulacre obscur ne suit l'être aromal;
Homme, tout ce qui fait de l'ombre a fait le mal.
- Maintenant, c'est ici le rocher fatidique,
Je vais t'emplir les yeux de nuit et de lueurs.
Prépare-toi, front triste, aux funèbres sueurs.
Le vent d'en haut sur moi passe, et, ce qu'il m'arrache,
Je te le jette; prends, et vois.
Et, d'abord, sache
Que le monde où tu vis est un monde effrayant
Devant qui le songeur, sous l'infini ployant,
Lève les bras au ciel et recule terrible.
Ton soleil est lugubre et ta terre est horrible.
Vous habitez le seuil du monde châtiment.
Mais vous n'êtes pas hors de Dieu complétement;
Dieu, soleil dans l'azur, dans la cendre étincelle,
N'est hors de rien, étant la fin universelle;
L'éclair est son regard, autant que le rayon;
Et tout, même le mal, est la création,
Car le dedans du masque est encor la figure.
-- O sombre aile invisible à l'immense envergure
Esprit! esprit! esprit! m'écriai-je éperdu.
Le spectre poursuivit sans m'avoir entendu:
- Faisons un pas de plus dans ces choses profondes.
Et tu dis: -- Je suis seul, car je suis le penseur.
L'univers n'a que moi dans sa morne épaissseur.
En deçà, c'est la nuit; au-delà, c'est le rêve.
L'idéal est un oeil que la science crève.
C'est moi qui suis la fin et qui suis le sommet. --
Voyons; observes-tu le boeuf qui se soumet?
Écoutes-tu le bruit de ton pas sur les marbres?
Interroges-tu l'onde? et, quand tu vois des arbres,
Parles-tu quelquefois à ces religieux?
Comme sur le verseau d'un mont prodigieux,
Vaste mêlée aux bruits confus, du fond de l'ombre,
Tu vois monter à toi la création sombre.
Le rocher est plus loin, l'animal est plus près.
Comme le faîte altier et vivant, tu parais!
Mais, dis, crois-tu que l'être illogique nous trompe?
L'échelle que tu vois, crois-tu qu'elle se rompe?
Crois-tu, toi dont les sens d'en haut sont éclairés,
Que la création qui, lente et par degrés,
S'élève à la lumière, et, dans sa marche entière,
Fait de plus de clarté luire moins de matière
Et mêle plus d'instincts au monstre décroissant,
Crois-tu que cette vie énorme, remplissant
De souffles le feuillage et de lueurs la tête,
Qui va du roc à l'arbre et de l'arbre à la bête,
Et de la pierre à toi monte insensiblement,
S'arrête sur l'abîme à l'homme, escarpement?
Non, elle continue, invincible, admirable,
Entre dans l'invisible et dans l'impondérable,
Y disparaît pour toi, chair vile, emplit l'azur
D'un monde éblouissant, miroir du monde obscur,
D'êtres voisins de l'homme et d'autres qui s'éloignent,
D'esprits purs, de voyants dont les splendeurs témoignent
D'anges faits de rayons comme l'homme d'instincts;
Elle plonge à travers les cieux jamais atteints,
Sublime ascension d'échelles étoilées,
Des démons enchaînés monte aux âmes ailées,
Fait toucher le front sombre au radieux orteil,
Rattache l'astre esprit à l'archange soleil,
Relie, en traversant des millions de lieues,
Les groupes constellés et les légions bleues,
Peuple le haut, le bas, les bords et le milieu,
Et dans les profondeurs s'évanouit en Dieu!
Cette échelle apparaît vaguement dans la vie
Et dans la mort. Toujours les justes l'ont gravie:
Jacob en la voyant, et Caton sans la voir.
Ses échelons sont deuil, sagesse, exil, devoir.
Et cette échelle vient de plus loin que la terre.
Sache qu'elle commence aux mondes du mystère,
Aux mondes des terreurs et des perditions;
Et qu'elle vient, parmi les pâles visions,
Du précipice où sont les larves et les crimes,
Où la création, effrayant les abîmes,
Se prolonge dans l'ombre en spectre indéfini.
Car, au-dessous du globe où vit l'homme banni,
Hommes, plus bas que vous, dans le nadir livide,
Dans cette plénitude horrible qu'on croit vide,
Le mal, qui par la chair, hélas! vous asservit,
Dégorge une vapeur monstrueuse qui vit!
Là, sombre et s'engloutit, dans des flots de désastres,
L'hydre Univers tordant son corps écaillé d'astres;
Là, tout flotte et s'en va dans un naufrage obscur;
Dans ce gouffre sans bord, sans soupirail, sans mur,
De tout ce qui vécut pleut sans cesse la cendre;
Et l'on voit tout au fond, quand l'oeil ose y descendre,
Au delà de la vie, et du souffle et du bruit,
Un affreux soleil noir d'où rayonne la nuit!
- Donc, la matière pend à l'idéal, et tire
Le sommet vers le bas, l'amour vers l'appétit.
Avec le grand qui croule elle fait le petit.
Comment de tant d'azur tant de terreur s'engendre,
Comment le jour fait l'ombre et le feu pur la cendre,
Comment la cécité peut naître du voyant,
Comment le ténébreux descend du flamboyant,
Comment du monstre esprit naît le monstre matière,
Un jour, dans le tombeau, sinistre vestiaire,
Tu le sauras; la tombe est faite pour savoir;
Tu verras; aujourd'hui, tu ne peux qu'entrevoir;
Mais, puisque Dieu permet que ma voix t'avertisse,
Je te parle.
Et, d'abord, qu'est-ce que la justice?
Qui la rend? qui la fait? où? quand? à quel moment?
Qui donc pèse la faute? et qui le châtiment?
- L'être créé se meurt dans la lumière immense.
Il a ses actions pour juges.
Il suffit
Qu'il soit méchant ou bon; tout est dit. Ce qu'on fit,
Crime, est notre geôlier, ou, vertu, nous délivre.
L'être ouvre à son insu de lui-même le livre;
Sa conscience calme y marque avec le doigt
Ce que l'ombre lui garde ou ce que Dieu lui doit.
On agit, et l'on gagne ou l'on perd à mesure;
On peut être étincelle ou bien éclaboussure;
Lumière ou fange, archange au vol d'aigle ou bandit;
L'échelle vaste est là. Comme je te l'ai dit,
Par des zones sans fin la vie universelle
Monte, et par des degrés innombrables ruisselle,
Depuis l'infâme nuit jusqu'au charmant azur.
L'être en la traversant devient mauvais ou pur.
En haut plane la joie; en bas l'horreur se traîne.
Selon que l'âme, aimante, humble, bonne, sereine,
Aspire à la lumière et tend vers l'idéal,
Ou s'alourdit, immonde, au poids croissant du mal,
Dans la vie infinie on monte et l'on s'élance,
Ou l'on tombe; et tout être est sa propre balance.
Dieu ne nous juge point. Vivant tous à la fois,
Nous pesons, et chacun descend selon son poids.
- Hommes! nous n'approchons que les paupières closes,
Viens, si tu l'oses!
Regarde dans ce puits morne et vertigineux,
De la création compte les sombres noeuds,
Viens, vois, sonde:
Au-dessous de l'homme qui contemple,
Qui peut être un cloaque ou qui peut être un temple,
Être en qui l'instinct vit dans la raison dissous,
Est l'animal courbé vers la terre; au-dessous
De la brute est la plante inerte, sans paupière
Et sans cris; au-dessous de la plante est la pierre;
Au-dessous de la pierre est le chaos sans nom.
Avançons dans cette ombre et sois mon compagnon.
- Toute faute qu'on fait est un cachot qu'on s'ouvre
Les êtres de fureur, de sang, de trahison,
Avec leurs actions bâtissent leur prison;
Tout bandit, quand la mort vient lui toucher l'épaule
Et l'éveille, hagard, se retrouve en la geôle
Que lui fit son forfait derrière lui rampant;
Tibère en un rocher, Séjan dans un serpent.
L'homme marche sans voir ce qu'il fait dans l'abîme.
L'assassin pâlirait s'il voyait sa victime;
C'est lui. L'oppresseur vil, le tyran sombre et fou,
En frappant sans pitié sur tous, forge le clou
Qui le clouera dans l'ombre au fond de la matière.
Les tombeaux sont les trous du crible cimetière.
D'où tombe, graine obscure en un ténébreux champ,
L'effrayant tourbillon des âmes.
- Tout méchant
Qui le saisit. L'horreur par l'horreur est suivie.
Nemrod gronde enfermé dans la montagne à pic;
Quand Dalila descend dans la tombe, un aspic
Sort des plis du linceul, emportant l'âme fausse;
Phryné meurt, un crapaud saute hors de la fosse;
Ce scorpion au fond d'une pierre dormant,
C'est Clytemnestre aux bras d'Égysthe son amant;
Du tombeau d'Anitus il sort une cigüe;
Le houx sombre et l'ortie à la piqûre aiguë
Pleurent quand l'aquilon les fouette, et l'aquilon
Leur dit: Tais-toi, Zoïle! et souffre, Ganelon!
Dieu livre, choc affreux dont la plaine au loin gronde,
Au cheval Brunehaut le pavé Frédégonde;
La pince qui rougit dans le brasier hideux
Est faite du duc d'Albe et de Philippe Deux;
Farinace est le croc des noires boucheries;
L'orfraie au fond de l'ombre a les yeux de Jeffryes;
Tristan est au secret dans le bois d'un gibet.
Quand tombent dans la mort tous ces brigands, Macbeth,
Ezzelin, Richard Trois, Carrier, Ludovic Sforce,
La matière leur met la chemise de force.
Oh! comme en son bonheur, qui masque un sombre arrêt,
Messaline ou l'horrible Isabeau frémirait
Si, dans ses actions du sépulcre voisines,
Cette femme sentait qu'il lui vient des racines,
Et qu'ayant été monstre, elle deviendra fleur!
A chacun son forfait! à chacun sa douleur!
Claude est l'algue que l'eau traîne de havre en havre;
Xercès est excrément, Charles Neuf est cadavre;
Hérode, c'est l'osier des berceaux vagissants;
L'âme du noir Judas, depuis dix-huit cents ans,
Se disperse et renaît dans les crachats de hommes;
Et le vent qui jadis soufflait sur les Sodomes
Mêle, dans l'âtre abject et sous le vil chaudron,
La fumée Érostrate à la flamme Néron.
- Et tout, bête, arbre et roche, étant vivant sur terre,
L'âme que sa noirceur chasse du firmament
Descend dans les degrés divers du châtiment
Selon que plus ou moins d'obscurité la gagne.
L'homme en est la prison, la bête en est le bagne,
L'arbre en est le cachot, la pierre en est l'enfer.
Le ciel d'en haut, le seul qui soit splendide et clair,
La suit des yeux dans l'ombre, et, lui jetant l'aurore,
Tâche, en la regardant, de l'attirer encore.
O chute! dans la bête, à travers les barreaux
De l'instinct, obstruant de pâles soupiraux,
Ayant encor la voix, l'essor et la prunelle,
L'âme entrevoit de loin la lueur éternelle;
Dans l'arbre elle frissonne, et, sans jour et sans yeux,
Sent encor dans le vent quelque chose des cieux;
Dans la pierre elle rampe, immobile, muette,
Ne voyant même plus l'obscure silhouette
Du monde qui s'éclipse et qui s'évanouit,
Et face à face avec son crime dans la nuit,
L'âme en ces trois cachots traîne sa faute noire.
Comme elle en a la forme, elle en a la mémoire;
Elle sait ce qu'elle est; et, tombant sans appuis,
Voit la clarté décroître à la paroi du puits;
Elle assiste à sa chute; et, dur caillou qui roule,
Pense: Je suis Octave; et, vil chardon qu'on foule,
Crie au talon: Je suis Attila le géant;
Et, ver de terre au fond du charnier, et rongeant
Un crâne infect et noir, dit: Je suis Cléopâtre.
Et, hibou, malgré l'aube, ours, en bravant le pâtre,
Elle accomplit la loi qui l'enchaîne d'en haut;
Pierre, elle écrase; épine, elle pique; il le faut.
Le monstre est enfermé dans son horreur vivante.
Il aurait beau vouloir dépouiller l'épouvante;
Il faut qu'il reste horrible et reste châtié;
O mystère! le tigre a peut-être pitié!
Le tigre sur son dos, qui peut-être eut une aile,
A l'ombre des barreaux de la cage éternelle;
Un invisible fil lie aux noirs échafauds
Le noir corbeau dont l'aile est en forme de faulx;
L'âme louve ne peut s'empêcher d'être louve,
Car le monstre est tenu, sous le ciel qui l'éprouve,
Dans l'expiation par la fatalité.
Jadis, sans la comprendre et d'un oeil hébété,
L'Inde a presque entrevu cette métempsychose.
La ronce devient griffe, et la feuille de rose
Devient langue de chat, et, dans l'ombre et les cris,
Horrible, lèche et boit le sang de la souris;
Qui donc connaît le monstre appelé mandragore?
Qui sait ce que, le soir, éclaire le fulgore,
Être en qui la laideur devient une clarté?
Ce qui se passe en l'ombre où croît la fleur d'été
Efface la terreur des antiques avernes.
Étages effrayants! cavernes sur cavernes.
Ruche obscure du mal, du crime et du remord!
Donc, une bête va, vient, rugit, hurle, mord;
Un arbre est là, dressant ses branches hérissées,
Une dalle s'effondre au milieu des chaussées
Que la charrette écrase et que l'hiver détruit,
Et, sous ces épaisseurs de matière et de nuit,
Arbre, bête, pavé, poids que rien ne soulève,
Dans cette profondeur terrible, une âme rêve!
Que fait-elle? Elle songe à Dieu!
- Fatalité!
O loi! pendant qu'assis à table, joyeux groupes,
Les pervers, les puissants, vidant toutes les coupes,
Oubliant qu'aujourd'hui par demain est guetté,
Étalent leur mâchoire en leur folle gaîté,
Voilà ce qu'en sa nuit muette et colossale,
Montrant comme eux ses dents tout au fond de la salle,
Leur réserve la mort, ce sinistre rieur!
Nous avons, nous, voyants du ciel supérieur,
Le spectacle inouï de vos régions basses.
O songeur, fallait-il qu'en ces nuits tu tombasses!
Nous écoutons le cri de l'immense malheur.
Au-dessus d'un rocher, d'un loup ou d'une fleur,
Parfois nous apparaît l'âme à mi-corps sortie,
Pauvre ombre en pleurs qui lutte, hélas! presque engloutie;
Le loup la tient, le roc étreint ses pieds qu'il tord,
Et la fleur implacable et féroce la mord.
Nous entendons le bruit du rayon que Dieu lance,
La voix de ce que l'homme appelle le silence,
Et vos soupirs profonds, cailloux désespérés!
Nous voyons la pâleur de tous les fronts murés.
A travers la matière, affreux caveau sans portes,
L'ange est pour nous visible avec ses ailes mortes.
Nous assistons aux deuils, au blasphème, aux regrets,
Aux fureurs; et, la nuit, nous voyons les forêts,
D'où cherchent à s'enfuir les larves enfermées,
S'écheveler dans l'ombre en lugubres fumées.
Partout, partout, partout! dans les flots, dans les bois,
Dans l'herbe en fleur, dans l'or qui sert de sceptre aux rois,
Dans le jonc dont Hermès se fait une baguette,
Partout, le châtiment contemple, observe ou guette,
Sourd aux questions, triste, affreux, pensif, hagard;
Et tout est l'oeil d'où sort ce terrible regard.
O châtiment! dédale aux spirales funèbres!
Construction d'en bas qui cherche les ténèbres,
Plonge au-dessous du monde et descend dans la nuit,
Et, Babel renversée, au fond de l'ombre fuit!
L'homme qui plane et rampe, être crépusculaire,
En est le milieu.
- L'homme est clémence et colère;
Degré d'en haut pour l'ombre, et d'en bas pour le jour.
L'ange y descend, la bête après la mort y monte;
Pour la bête, il est gloire, et, pour l'ange, il est honte;
Dieu mêle en votre race, hommes infortunés,
Les demi-dieux punis aux monstres pardonnés.
De là vient que, parfois, -- mystère que Dieu mène! --
On entend d'une bouche en apparence humaine
Sortir des mots pareils à des rugissements,
Et que, dans d'autres lieux et dans d'autres moments,
On croit voir sur un front s'ouvrir des ailes d'anges.
Roi forçat, l'homme, esprit, pense, et, matière, mange.
L'âme en lui ne se peut dresser sur son séant.
L'homme, comme la brute abreuvé de néant,
Vide toutes les nuits le verre noir du somme.
La chaîne de l'enfer, liée au pied de l'homme,
Ramène chaque jour vers le cloaque impur
La beauté, le génie, envolés dans l'azur,
Mêle la peste au souffle idéal des poitrines,
Et traîne, avec Socrate, Aspasie aux latrines.
- Par un côté pourtant l'homme est illimité.
Songeur, retiens ceci: l'homme est un équilibre.
L'homme est une prison où l'âme reste libre.
L'âme, dans l'homme, agit, fait le bien, fait le mal,
Remonte vers l'esprit, retombe à l'animal;
Et, pour que, dans son vol vers les cieux, rien ne lie
Sa conscience ailée et de Dieu seul remplie,
Dieu, quand une âme éclôt dans l'homme au bien poussé,
Casse en son souvenir le fil du passé;
De là vient que la nuit en sait plus que l'aurore.
Le monstre se connaît lorsque l'homme s'ignore.
Le monstre est la souffrance, et l'homme et l'action.
L'homme est l'unique point de la création
Où, pour demeurer libre en se faisant meilleur,
L'âme doive oublier sa vie antérieure.
Mystère! au seuil de tout l'esprit rêve ébloui.
- L'homme ne voit pas Dieu, mais peut aller à lui,
Le monstre, arbre, rocher ou bête rugissante,
Voit Dieu, c'est là sa peine, et reste enchaîné loin.
L'homme a l'amour pour aile, et pour joug le besoin,
L'ombre est sur ce qu'il voit par lui-même semée;
La nuit sort de son oeil ainsi qu'une fumée;
Homme, tu ne sais rien; tu marches, pâlissant!
Parfois le voile obscur qui te couvre, ô passant!
S'envole et flotte au vent soufflant d'une autre sphère,
Gonfle un moment ses plis jusque dans la lumière,
Puis retombe sur toi, spectre, et redevient noir.
Tes sages, tes penseurs ont essayé de voir;
Qu'ont-ils vu? qu'ont-ils fait? qu'ont-ils dit, ces fils d'Ève?
Rien.
Homme! autour de toi la création rêve.
Mille êtres inconnus t'entourent dans ton mur.
Tu vas, tu viens, tu dors sous leur regard obscur,
Et tu ne les sens pas vivre autour de ta vie:
Toute une légion d'âmes t'est asservie;
Pendant qu'elle te plaint, tu la foules aux pieds.
Tous tes pas vers le jour sont par l'ombre épiés.
Ce que tu nommes chose, objet, nature morte,
Sait, pense, écoute, entend. Le verrou de ta porte
Voit arriver ta faute et voudrait se fermer.
Ta vitre connaît l'aube, et dit: Voir! croire! aimer!
Les rideaux de ton lit frissonnent de tes songes.
Dans les mauvais desseins quand, rêveur, tu te plonges,
La cendre dit au fond de l'âtre sépulcral:
Regarde-moi; je suis ce qui reste du mal.
Hélas! l'homme imprudent trahit, torture, opprime.
La bête en son enfer voit les deux bouts du crime;
Un loup pourrait donner des conseils à Néron.
Homme! homme! aigle aveuglé, moindre qu'un moucheron!
Pendant que dans ton Louvre ou bien dans ta chaumière,
Tu vis, sans même avoir épelé la première
Des constellations, sombre alphabet qui luit
Et tremble sur la page immense de la nuit,
Pendant que tu maudis et pendant que tu nies,
Pendant que tu dis: Non! aux astres; aux génies:
Non! à l'idéal: Non! à la vertu: Pourquoi?
Pendant que tu te tiens en dehors de la loi,
Copiant les dédains inquiets ou robustes
De ces sages qu'on voit rêver dans les vieux bustes,
Et que tu dis: Que sais-je? amer, froid, mécréant,
Prostituant ta bouche au rire du néant,
A travers le taillis de la nature énorme,
Flairant l'éternité de ton museau difforme,
Là, dans l'ombre, à tes pieds, homme, ton chien voit Dieu.
Ah! je t'entends. Tu dis: -- Quel deuil! la bête est peu,
L'homme n'est rien. O loi misérable! ombre! abîme! --
- O songeur! cette loi misérable et sublime.
A la fatalité, loi du monstre captif,
Succède le devoir, fatalité de l'homme.
Ainsi de toutes parts l'épreuve se consomme,
Dans le monstre passif, dans l'homme intelligent,
La nécessité morne en devoir se changeant,
Et l'âme, remontant à sa beauté première,
Va de l'ombre fatale à la libre lumière.
Or, je te le redis, pour se transfigurer,
Et pour se racheter, l'homme doit ignorer.
Il doit être aveuglé par toutes les poussières.
Sans quoi, comme l'enfant guidé par des lisières,
L'homme vivrait, marchant droit à la vision.
Douter est sa puissance et sa punition.
Il voit la rose, et nie; il voit l'aurore, et doute;
Où serait le mérite à retrouver sa route,
Si l'homme, voyant clair, roi de sa volonté,
Avait la certitude, ayant la liberté?
Non. Il faut qu'il hésite en la vaste nature,
Qu'il traverse du choix l'effrayante aventure,
Et qu'il compare au vice agitant son miroir,
Au crime, aux voluptés, l'oeil en pleurs du devoir;
Il faut qu'il doute! Hier croyant, demain impie;
Il court du mal au bien; il scrute, sonde, épie,
Va, revient, et, tremblant, agenouillé, debout,
Les bras étendus, triste, il cherche Dieu partout;
Il tâte l'infini jusqu'à ce qu'il l'y sente;
Alors, son âme ailée éclate frémissante;
L'ange éblouissant luit dans l'homme transparent.
Le doute le fait libre, et la liberté, grand.
La captivité sait; la liberté suppose,
Creuse, saisit l'effet le compare à la cause,
Croit vouloir le bien-être et veut le firmament;
Et, cherchant le caillou, trouve le diamant.
C'est ainsi que du ciel l'âme à pas lents s'empare.
Dans le monstre, elle expie; en l'homme, elle répare.
- Oui, ton fauve univers est le forçat de Dieu.
Sont les marques du bagne à l'épaule du monde.
Dans votre région tant d'épouvante abonde,
Que, pour l'homme, marqué lui-même du fer chaud,
Quand il lève les yeux vers les astres, là-haut,
Le cancer resplendit, le scorpion flamboie,
Et dans l'immensité le chien sinistre aboie!
Ces soleils inconnus se groupent sur son front
Comme l'effroi, le deuil, la menace et l'affront;
De toutes parts s'étend l'ombre incommensurable;
En bas l'obscur, l'impur, le mauvais, l'exécrable,
Le pire, tas hideux, fourmillent; tout au fond,
Ils échangent entre eux dans l'ombre ce qu'ils font;
Typhon donne l'horreur, Satan donne le crime;
Lugubre intimité du mal et de l'abîme!
Amours de l'âme monstre et du monstre univers!
Baiser triste! et l'informe engendré du pervers,
La matière, le bloc, la fange, la géhenne,
L'écume, le chaos, l'hiver, nés de la haine,
Les faces de beauté qu'habitent des démons,
Tous les êtres maudits, mêlés aux vils limons,
Pris par la plante fauve et la bête féroce,
Le grincement de dents, la peur, le rire atroce,
L'orgueil, que l'infini courbe sous son niveau,
Rampent, noirs prisonniers, dans la nuit, noir caveau.
La porte, affreuse et faite avec de l'ombre, est lourde;
Par moments, on entend, dans la profondeur sourde,
Les efforts que les monts, les flots, les ouragans,
Les volcans, les forêts, les animaux brigands,
Et tous les monstres font pour soulever le pêne;
Et sur cet amas d'ombre, et de crime, et de peine,
Ce grand ciel formidable est le scellé de Dieu.
Voilà pourquoi, songeur dont la mort est le voeu,
Tant d'angoisse est empreinte au front des cénobites!
Je viens de te montrer le gouffre. Tu l'habites.
- Les mondes, dans la nuit que vous nommez l'azur,
Se jettent en fuyant l'un à l'autre des âmes.
Dans votre globe où sont tant de geôles infâmes,
Vous avez de méchants de tous les univers,
Condamnés qui, venus des cieux les plus divers,
Rêvent dans vos rochers, ou dans vos arbres ploient;
Tellement stupéfaits de ce monde qu'ils voient,
Qu'eussent-ils la parole, ils ne pourraient parler.
On en sent quelques-uns frissonner et trembler.
De là les songes vains du bronze et de l'augure.
Donc, représente-toi cette sombre figure:
Ce gouffre, c'est l'égout du mal universel.
Ici vient aboutir de tous les points du ciel
La chute des punis, ténébreuse traînée.
Dans cette profondeur, morne, âpre, infortunée,
De chaque globe il tombe un flot vertigineux
D'âmes, d'esprits malsains et d'être vénéneux,
Flot que l'éternité voit sans fin se répandre.
Chaque étoile au front d'or qui brille, laisse pendre
Sa chevelure d'ombre en ce puits effrayant.
Ame immortelle, vois, et frémis en voyant:
Voilà le précipice exécrable où tu sombres.
- Oh! qui que vous soyez, qui passez dans ces ombres,
Dans ce gouffre, où l'abîme en l'abîme se fond,
Se tordent les forfaits, transformés en supplices,
L'effroi, le deuil, le mal, les ténèbres complices,
Les pleurs sous la toison, le soupir expiré
Dans la fleur, et le cri dans la pierre muré!
Oh! qui que vous soyez, pleurez sur ces misères!
Pour Dieu seul, qui sait tout, elles sont nécessaires;
Mais vous pouvez pleurer sur l'énorme cachot
Sans déranger le sombre équilibre d'en haut!
Hélas! hélas! hélas! tout est vivant! tout pense!
La mémoire est la peine, étant la récompense.
Oh! comme ici l'on souffre et comme on se souvient!
Torture de l'esprit que la matière tient!
La brute et le granit, quel chevalet pour l'âme!
Ce mulet fut sultan, ce cloporte était femme.
L'arbre est un exilé, la roche est un proscrit.
Est-ce que, quelque part, par hasard, quelqu'un rit
Quand ces réalités sont là, remplissant l'ombre?
La ruine, la mort, l'ossement, le décombre,
Sont vivants. Un remords songe dans un débris.
Pour l'oeil profond qui voit, les antres sont des cris.
Hélas! le cygne est noir, le lys songe à ses crimes;
La perle est nuit; la neige est la fange des cimes;
Le même gouffre, horrible et fauve, et sans abri,
S'ouvre dans la chouette et dans le colibri;
La mouche, âme, s'envole et se brûle à la flamme;
Et la flamme, esprit, brûle avec angoisse une âme;
L'horreur fait frissonner les plumes de l'oiseau;
Tout est douleur.
Les fleurs souffrent sous le ciseau
Et se ferment ainsi que des paupière closes:
Toutes les femmes sont teintes du sang des roses;
La vierge au bal, qui danse, ange aux fraîches couleurs,
Et qui porte en sa main une touffe de fleurs,
Respire en soupirant un bouquet d'agonies.
Pleurez sur les laideurs et les ignominies,
Pleurez sur l'araignée immonde, sur le ver,
Sur la limace au dos mouillé comme l'hiver,
Sur le vil puceron qu'on voit aux feuilles pendre,
Sur le crabe hideux, sur l'affreux scolopendre,
Sur l'effrayant crapaud, pauvre monstre aux doux yeux,
Qui regarde toujours le ciel mystérieux!
Plaignez l'oiseau de crime et la bête de proie.
Ce que Domitien, César, fit avec joie,
Tigre, il le continue avec horreur. Verrès,
Qui fut loup sous la pourpre, est loup dans les forêts;
Il descend, réveillé, l'autre côté du rêve:
Son rire, au fond des bois, en hurlement s'achève;
Pleurez sur ce qui hurle et pleurez sur Verrès.
Sur ces tombeaux vivants, masqués d'obscurs arrêts,
Penchez-vous attendri! versez votre prière!
La pitié fait sortir des rayons de la pierre.
Plaignez le louveteau, plaignez le lionceau.
La matière, affreux bloc, n'est que le lourd monceau
Des effets monstrueux, sortis des sombres causes.
Ayez pitié! voyez des âmes dans les choses.
Hélas! le cabanon subit aussi l'écrou;
Plaignez le prisonnier, mais plaignez le verrou;
Plaignez la chaîne au fond des bagnes insalubres;
La hache et le billot sont deux êtres lugubres;
La hache souffre autant que le corps, le billot
Souffre autant que la tête; ô mystères d'en haut!
Ils se livrent une âpre et hideuse bataille;
Il ébrèche la hache et la hache l'entaille;
Ils se disent tout bas l'un à l'autre: Assassin!
Et la hache maudit les hommes, sombre essaim,
Quand, le soir, sur le dos du bourreau, son ministre,
Elle revient dans l'ombre, et luit, miroir sinistre,
Ruisselante de sang et reflétant les cieux;
Et, la nuit, dans l'état morne et silencieux,
Le cadavre au cou rouge, effrayant, glacé, blême,
Seul, sait ce que lui dit le billot, tronc lui-même.
Oh! que la terre est froide et que les rocs sont durs!
Quelle muette horreur dans les halliers obscurs!
Les pleurs noirs de la nuit sur la colombe blanche
Tombent; le vent met nue et torture la branche;
Quel monologue affreux dans l'arbre aux rameaux verts!
Quel frisson dans l'herbe! Oh! quels yeux fixes ouverts
Dans les cailloux profonds, oubliettes des âmes!
C'est une âme que l'eau scie en ses froides lames;
C'est une âme que fait ruisseler le pressoir.
Ténèbres! l'univers est hagard. Chaque soir,
Le noir horizon monte et la nuit noire tombe;
Tous deux, à l'occident, d'un mouvement de tombe;
Ils vont se rapprochant, et, dans le firmament,
O terreur! sur le joug, écrasé lentement,
La tenaille de l'ombre effroyable se ferme.
Oh! les berceaux font peur. Un bagne est dans un germe.
Ayez pitié, vous tous et qui que vous soyez!
Les hideux châtiments, l'un sur l'autre broyés,
Roulent, submergeant tout, excepté les mémoires.
Parfois on voit passer dans ces profondeurs noires
Comme un rayon lointain de l'éternel amour;
Alors, l'hyène Atrée et le chacal Timour,
Et l'épine Caïphe et le roseau Pilate,
Le volcan Alaric à la gueule écarlate,
L'ours Henri Huit, pour qui Morus en vain pria,
Le sanglier Selim et le porc Borgia,
Poussent des cris vers l'Être adorable; et les bêtes
Qui portèrent jadis des mitres sur leurs têtes,
Les grains de sable rois, les brins d'herbe empereurs,
Tous les hideux orgueils et toutes les fureurs,
Se brisent; la douceur saisit le plus farouche;
Le chat lèche l'oiseau, l'oiseau baise la mouche;
Le vautour dit dans l'ombre au passereau: Pardon!
Une caresse sort du houx et du chardon;
Tous les rugissements se fondent en prières;
On entend s'accuser de leurs forfaits les pierres;
Tous ces sombres cachots qu'on appelle les fleurs
Tressaillent; le rocher se met à fondre en pleurs.
Des bras se lèvent hors de la tombe dormante;
Le vent gémit, la nuit se plaint, l'eau se lamente,
Et sous l'oeil attendri qui regarde d'en haut,
Tout l'abîme n'est plus qu'un immense sanglot.
- Espérez! espérez! espérez, misérables!
Pas d'enfer éternel!
Les douleurs vont à Dieu, comme la flèche aux cibles;
Les bonnes actions sont les gonds invisibles
De la porte du ciel.
Le deuil est la vertu, le remords est le pôle
Des monstres garrottés dont le gouffre est la geôle;
Quand, devant Jéhovah,
Un vivant reste pur dans les ombres charnelles,
La mort, ange attendri, rapporte ses deux ailes
A l'homme qui s'en va
Les enfers se refont édens; c'est là leur tâche.
Tout globe est un oiseau que le mal tient et lâche.
Vivants, je vous le dis,
Les vertus, parmi vous, font ce labeur auguste
D'augmenter sur vos fronts le ciel; quiconque est juste
Travaille au paradis.
L'heure approche. Espérez. Rallumez l'âme éteinte!
Aimez-vous! aimez-vous, car c'est la chaleur sainte,
C'est le feu du vrai jour.
Le sombre univers, froid, glacé, pesant, réclame
La sublimation de l'être par la flamme,
De l'homme par l'amour!
Déjà, dans l'océan d'ombre que Dieu domine,
L'archipel ténébreux des bagnes s'illumine;
Dieu, c'est le grand aimant;
Et les globes, ouvrant leur sinistre prunelle,
Vers les immensités de l'aurore éternelle
Se tournent lentement!
Oh! comme vont chanter toutes les harmonies,
Comme rayonneront dans les sphères bénies
Les faces de clarté,
Comme les firmaments se fondront en délires,
Comme tressailleront toutes les grandes lyres
De la sérénité,
Quand, du monstre matière ouvrant toutes les serres,
Faisant évanouir en splendeurs les misères,
Changeant l'absinthe en miel,
Inondant de beauté la nuit diminuée,
Ainsi que le soleil tire à lui la nuée
Et l'emplit d'arcs-en-ciel,
Dieu, de son regard fixe attirant les ténèbres,
Voyant vers lui, du fond des cloaques funèbres
Où le mal le pria,
Monter l'énormité, bégayant des louanges,
Fera rentrer, parmi les univers archanges,
L'univers paria!
On verra palpiter les fanges éclairées,
Et briller les laideurs les plus désespérées
Au faîte le plus haut,
L'araignée éclatante au seuil des bleus pilastres,
Luire, et se redresser, portant des épis d'astres,
La paille du cachot!
La clarté montera dans tout comme une sève;
On verra rayonner au front du boeuf qui rêve
Le céleste croissant;
Le charnier chantera dans l'horreur qui l'encombre,
Et sur tous les fumiers apparaîtra dans l'ombre
Un Job resplendissant!
O disparition de l'antique anathème!
La profondeur disant à la hauteur: Je t'aime!
O retour du banni!
Quel éblouissement au fond des cieux sublimes!
Quel surcroît de clarté que l'ombre des abîmes
S'écriant: Sois béni!
On verra le troupeau des hydres formidables
Sortir, monter du fond des brumes insondables
Et se transfigurer;
Des étoiles éclore aux trous noirs de leurs crânes,
Dieu juste! et, par degrés devenant diaphanes,
Les monstres s'azurer!
Ils viendront, sans pouvoir ni parler ni répondre,
Éperdus! on verra des auréoles fondre
Les cornes de leur front;
Ils tiendront dans leur griffe, au milieu des cieux calmes,
Des rayons frissonnants semblables à des palmes;
Les gueules baiseront!
Ils viendront! ils viendront, tremblants, brisés d'extase,
Chacun d'eux débordant de sanglots comme un vase
Mais pourtant sans effroi;
On leur tendra les bras de la haute demeure,
Et Jésus, se penchant sur Bélial qui pleure,
Lui dira: C'est donc toi!
Et vers Dieu par la main il conduira ce frère!
Et, quand ils seront près des degrés de lumière
Par nous seuls aperçus,
Tous deux seront si beaux, que Dieu dont l'oeil flamboie
Ne pourra distinguer, père ébloui de joie,
Bélial de Jésus!
Tout sera dit. Le mal expirera, les larmes
Tariront; plus de fers, plus de deuils, plus d'alarmes;
L'affreux gouffre inclément
Cessera d'être sourd, et bégaiera: Qu'entends-je?
Les douleurs finiront dans toute l'ombre: un ange
Criera: Commencement!
Meilleure partie des Contemplations, & sûrement les lignes les plus grandioses d'Hugo.
Aura Azure - 12 janvier 2012 à 05:21
WTLDRAA
Najaa - 12 janvier 2012 à 10:28
Alien 3
http://uppix.net/8/5/8/269e444d96c12d40cbbc4ae536a2a.png](http://uppix.net/8/5/8/269e444d96c12d40cbbc4ae536a2a.html)
http://uppix.net/c/c/1/fa042bd4f34f771bb8cebbc4ae81c.png](http://uppix.net/c/c/1/fa042bd4f34f771bb8cebbc4ae81c.html)
"Ecoute moin bien petite fiotte, encore une connerie de ce genre et je démoli votre gueule de merdeux"
http://uppix.net/5/f/d/0e263d18550cd549b3a3322255f01.png](http://uppix.net/5/f/d/0e263d18550cd549b3a3322255f01.html)
"Pardon j'avoues que je ne vous saisi guère"
The Sorrow - 13 janvier 2012 à 01:32
http://www.youtube.com/watch?v=SMq7AQL-_Yg
Tout ça. Intégralement.
Tu peux pas test Samuel L. Jackson et la classe intersidérale avec laquelle il prononce CHACUNE de ses phrases comme si c'était un condensé de Socratinium pur.
Flower// - 13 janvier 2012 à 19:31
"Lorsque l'on partage quelque chose de réel, il se divise; lorsque l'on partage quelque chose d'immatériel, il se multiplie"
Tellement vrai, je ne sais même plus de qui ça vient.
Lezahna - 13 janvier 2012 à 19:36
Bah c'est juste la logique de l'expansionnisme culturel & de l'éloge du capitalisme & de la mondialisation.
Flower// - 13 janvier 2012 à 19:37
C'était un grand informaticien qui avait sortit cette phrase, il faisait référence à une pizza que l'on découpe en 4 et à une musique que l'on copie 4 fois.
marvinrouge - 13 janvier 2012 à 19:38
C'était un grand informaticien qui avait sortit cette phrase, il faisait référence à une pizza que l'on découpe en 4 et à une musique que l'on copie 4 fois.un poil moins classe deja
M2K - 13 janvier 2012 à 20:19
"Lorsque l'on partage quelque chose de réel, il se divise; lorsque l'on partage quelque chose d'immatériel, il se multiplie"Tellement vrai, je ne sais même plus de qui ça vient.
Kanye West a sorti une citation similaire lors de la création de DONDA "Si je te donne une pomme et que tu me donnes la tienne on aura une pomme chacun, mais si je te donne une idée et que tu me donnes la tienne on en aura deux chacun"
Izops - 13 janvier 2012 à 21:03
Il a plus de 2500 ans de retard Kanye West.
"La lassitude de toutes les illusions, et de tout ce qu'elles comportent - la perte de ces mêmes illusions, l'inutilité de les avoir, l'avant-lassitude de devoir les avoir pour les perdre ensuite, la blessure qu'on garde de les avoir eues, la honte intellectuelle d'en avoir eu tout en sachant que telle serait leur fin."
"Vivre une vie cultivée et sans passion, au souffle capricieux des idées, en lisant, en rêvant, en songeant à écrire, une vie suffisamment lente pour être toujours au bord de l'ennui, suffisamment réfléchie pour n'y tomber jamais. Vivre cette vie loin des émotions et des pensées, avec seulement l'idée des émotions, et l'émotion des idées. Stagner au soleil, en se teignant d'or, comme un lac obscur bordé de fleurs. Avoir dans l'ombre, cette noblesse de l'individualisme qui consiste à ne rien réclamer, jamais, de la vie. Etre, dans le tournoiement des mondes, comme une poussière de fleurs, qu'un vent inconnu soulève dans le jour finissant, et que la torpeur du crépuscule laisse retomber au hasard, indispensable au milieu de formes plus vastes. Etre cela de connaissance sûre, sans gaieté ni tristesse, mais reconnaissant au soleil de son éclat, et aux étoiles de leur éloignement. En dehors de cela, ne rien être, ne rien avoir, ne rien vouloir... Musique de mendiant affamé, chanson d'aveugle, objet laissé par un voyageur inconnu, traces dans le désert de quelque chameau avançant, sans charge et sans but"
Fernando Pessoa , le livre de l'intranquillité.
Ce livre est fait pour les éternels insatisfait perdu dans les vicissitudes de la pensée.
The Sorrow - 13 janvier 2012 à 21:05
"Il faut être économe de son mépris, en raison du grand nombre de nécessiteux."
- Ta mère.
Lezahna - 13 janvier 2012 à 23:49
Il a plus de 2500 ans de retard Kanye West."La lassitude de toutes les illusions, et de tout ce qu'elles comportent - la perte de ces mêmes illusions, l'inutilité de les avoir, l'avant-lassitude de devoir les avoir pour les perdre ensuite, la blessure qu'on garde de les avoir eues, la honte intellectuelle d'en avoir eu tout en sachant que telle serait leur fin."
"Vivre une vie cultivée et sans passion, au souffle capricieux des idées, en lisant, en rêvant, en songeant à écrire, une vie suffisamment lente pour être toujours au bord de l'ennui, suffisamment réfléchie pour n'y tomber jamais. Vivre cette vie loin des émotions et des pensées, avec seulement l'idée des émotions, et l'émotion des idées. Stagner au soleil, en se teignant d'or, comme un lac obscur bordé de fleurs. Avoir dans l'ombre, cette noblesse de l'individualisme qui consiste à ne rien réclamer, jamais, de la vie. Etre, dans le tournoiement des mondes, comme une poussière de fleurs, qu'un vent inconnu soulève dans le jour finissant, et que la torpeur du crépuscule laisse retomber au hasard, indispensable au milieu de formes plus vastes. Etre cela de connaissance sûre, sans gaieté ni tristesse, mais reconnaissant au soleil de son éclat, et aux étoiles de leur éloignement. En dehors de cela, ne rien être, ne rien avoir, ne rien vouloir... Musique de mendiant affamé, chanson d'aveugle, objet laissé par un voyageur inconnu, traces dans le désert de quelque chameau avançant, sans charge et sans but"
Fernando Pessoa , le livre de l'intranquillité.
Ce livre est fait pour les éternels insatisfait perdu dans les vicissitudes de la pensée.
Putain fils de pute, je l'ai cherché l'autre fois à la biblio, il avait déjà été emprunté. Ce livre a l'air trop bon, j'ai lu une vingtaine de passages de ce bouquin, & ça m'a foutu les larmes aux yeux, ce gars-là a la pleine conscience de soi, il sait, c'est Dieu..
Staline - 15 janvier 2012 à 20:10
"Ce qui compte ce n'est pas le vote, c'est comment on compte les votes" Staline.Quel génie quand même ce mec, je me demande encore comment le monde peut-il tourner sans un homme de cette trempe.
En même temps le capitalisme est en train de s'écrouler et il n'y a jamais eu autant d'inégalité qu'à notre époque donc il ne tourne deja plus tout à fait
Je sais je sais sinon je me rappele de cette citation de chuchill:"Nous avons tué le mauvais porc" (quel pd^^)ou sinon une de Staline :" La mort d'un homme est une tragédie. La mort d'un million d'hommes est une statistique. ".
Ma préfere:"Je préfère régner en enfer que servir au paradis" de John Milton.
Allez une dernière de Moslih Eddin Saadi :
"Si tu vois tes ennemis se dechirer, ne t´inquiete point et rejoins tes amis; mais si tu les vois faire cause commune, corde ton arc et renforce tes remparts."
Answer - 18 janvier 2012 à 21:07
Ma préfere:"Je préfère régner en enfer que servir au paradis" de John Milton.C'était dans Darksiders ça wesh.
Sinon, par principe: tg Wisse.
arkane91 - 19 janvier 2012 à 03:23
" If god exists, I hop he has a good excuse "
Woody Allen
M2K - 19 janvier 2012 à 14:53
"Bittersweet... I hate you and love you at the very same time"
Trailokiavijaya - 19 janvier 2012 à 14:55
"Une fois sortis, restez dehors".
C'est pour les civils qui sortent d'un feu.
Aura Azure - 19 janvier 2012 à 23:27
Savez-vous comment j'ai fait pour avoir une bite de 25cm ?
Aura Azure - 19 janvier 2012 à 23:27
...j'l'ai coupée en deux.
Flower// - 20 janvier 2012 à 17:59
aha . aha . aha :black:
Lamelune - 21 janvier 2012 à 14:36
Les Visiteurs:
"Mais tu es mon fillot, je t'aime".
"On va chez Dame Béatrice la poufiasse".
Et tellement d'autres...
Efferalgan - 21 janvier 2012 à 16:39
Mais pourquoi ? C'est quoi ton problème ? Tu tiens tant que ça à te faire lyncher au moindre post ?
Dans un sujet du type "Votre ... préféré", tu cites pas un film avec Clavier dedans (sauf Astérix & Cleopatre, mais c'est différent), et a fortiori encore moins les Visiteurs.
Putain mais merde quoi.
Answer - 21 janvier 2012 à 16:43
Je kiffe comment il dit "Et tellement d'autres...", il doit être convaincu qu'on va se ramener avec des étoiles dans les yeux pour lui en demander encore.
Harry Potter is all about confronting fear, finding inner strenght, and doing what is right in the face of adversity. Twilight is about how important it is to have a boyfriend.Pas grand-chose mais j'ai bien ris.
Gros Belial - 21 janvier 2012 à 17:12
Mais pourquoi ? C'est quoi ton problème ? Tu tiens tant que ça à te faire lyncher au moindre post ?Dans un sujet du type "Votre ... préféré", tu cites pas un film avec Clavier dedans (sauf Astérix & Cleopatre, mais c'est différent), et a fortiori encore moins les Visiteurs.
Putain mais merde quoi.
mdrrrrr ta dernière phrase m'a rappelé yoyoupin :ahah:
Tkt, LL est un troll qui s'ignore.
Et tellement d'autres...Une autre! :D
Efferalgan - 21 janvier 2012 à 17:27
La référence était voulue.
thocast de pf - 21 janvier 2012 à 17:28
D'autant que même dans les Visiteurs t'as l'air d'avoir choisi les pires quoi.
Lamelune - 21 janvier 2012 à 19:44
Chacun ses gouts quoi:
- "Cousin Hubert n'est pas un voleur, et l'autre monsieur n'est pas une vieille sorcière qui pue".
- "Je ne comprends pas mais qui est amnésique ? Ton cousin Hubert, ou l'autre putois là ?"
Efferalgan - 21 janvier 2012 à 19:49
On doit pas avoir la même définition de "goût", je crois.
Izops - 11 avril 2012 à 20:55
Sur le sommeil !
Céline
" C'est triste des gens qui se couchent, on voit bien qu'ils se foutent que les choses aillent comme elles veulent, on voit bien qu'ils ne cherchent pas à comprendre eux, le pourquoi qu'on est là. Ça leur est bien égal. Ils dorment n'importe comment, c'est des gonflés, des huîtres, des pas susceptibles. "
- " Y a que les " crève-la-faim " qui sont réveillés, les autres dorment... tous les gens sûrs du lendemain dorment... on les voit partout, en auto, au bureau, à la campagne, en ville, dans le monde, en croisière... ils se font balader beaucoup... blablater beaucoup, ils ont l'air de faire quelques chose, ils font rien, ils dorment... "
- *
" Pour dormir il faut de l'optimisme, en plus d'un certain confort... "
Cioran
" La vie n'est possible que par la discontinuité. C'est pour ça que les gens supportent la vie, à cause de la discontinuité que donne le sommeil. La disparition du sommeil créé une sorte de continuité funeste. [...] Je considère personnellement que l'insomnie, c'est la plus grande expérience qu'on puisse faire dans la vie. C'est la plus terrible, toutes les autres ne sont rien à côté. Je suis net et définitif là-dessus. "
" L'inconscience est le secret, le " principe de vie " de la vie. Elle est l'unique recours contre le moi, contre le mal d'être individualisé, contre l'effet débilitant de l'état de conscience, état si redoutable, si dur à affronter, qu'il devrait être réservé aux athlètes seulement. "
" Bien plus que le temps, c'est le sommeil qui est l'antidote du chagrin. L'insomnie, en revanche, qui grossit la moindre contrariété et la convertit en coup du sort, veille sur nos blessures et les empêche de dépérir. "
"La vie n'est supportable qu'à cause de la discontinuité. Au fond, pourquoi est-ce que l'on dort ? Non pas tellement pour se reposer, mais pour oublier. Le type qui se lève le matin après une nuit de sommeil a l'illusion de commencer quelque chose. Mais si vous veillez toute la nuit, vous ne commencez rien. À huit heures du matin vous êtes dans le même état qu'à huit heures du soir et toute la perspective sur les choses change nécessairement"
"Le secret de l'homme, le secret de la vie, c'est le sommeil. C'est ça qui rend la vie possible. Je suis absolument persuadé que si l'on empêchait l'humanité de dormir, il y aurait des massacres sans précédent, l'histoire finirait. Ce phénomène m'a ouvert les yeux pour toujours, pour ainsi dire. Ma vision des choses est le résultat de ces veilles, j'ose dire les " veilles de l'esprit ", c'est prétentieux, mais enfin c'est un peu ça. "
- " Toutes nos pensées sont fonction de nos misères. Si nous comprenons certaines choses, le mérite en revient aux lacunes de notre santé, uniquement. "
- *" On vit dans le faux qu'aussi longtemps qu'on n'a pas souffert. Mais quand on commence à souffrir, on n'entre dans le vrai que pour regretter le faux. "
" Nous acceptons sans frayeur l'idée d'un sommeil ininterrompu ; en revanche un éveil éternel (l'immortalité, si elle était concevable, serait bien cela), nous plonge dans l'effroi.
L'inconscience est une patrie ; la conscience, un exil. "*
Schopenhauer
" Quoi qu'on dise, le moment le plus heureux de l'homme heureux est encore celui où il s'endort, comme le plus malheureux de la vie de l'homme malheureux est celui de son réveil. "
Pessoa
- Pour comprendre, je me suis détruit. Comprendre, c'est oublier d'aimer. Je ne connais rien de plus faux et de plus significatif à la fois que cette phrase de Léonard de Vinci, selon laquelle on ne peut aimer ou détester une chose qu'après l'avoir comprise.
Elle se glisse dans nos habitudes avec plus de facilité qu'aucune autre, on l'essaye sans le vouloir, comme un poison pris sans méfiance.
Elle n'est pas douloureuse, elle ne cause ni fièvre ni abattement,mais l'âme qui fait usage du rêve devient incurable, car elle ne peut se passer de son poison, qui n'est rien d'autre qu'elle même....*
C'est mon état actuel, impossible de dormir, prochaine crise financière, guerre civile, avenir sombre et famine, dans le même état que la France des années 30, conscient que la guerre approche sans pouvoir rien y faire, similitude avec les mensonges de nos politiques (Daladier à l'époque) sur l'état du pays.
L'homme qui sait ne peut pas être heureux.
Céline est un génie, la France n'existe plus et moi je vais rejoindre le mec sur qui tyel copiait les délires survivalistes en foret.
Pendragon - 11 avril 2012 à 20:56
"You're a wizard Barry"
-Dumbledore, dans le seigneur des anneaux
Lezahna - 12 avril 2012 à 00:34
Merci Izops, j'avais envie de lecture :'
Lezahna - 12 avril 2012 à 00:43
"L'homme qui sait ne peut pas être heureux."
Je dirais plutôt "L'homme ne peut pas être heureux".
L'homme recherche indéfiniment son bonheur, c'est tout ce qui importe. On n'est jamais totalement comblé. Cela n'arrive jamais.
Pour corriger ta phrase, je pense que "L'homme qui sait abandonne la recherche de son propre bonheur". C'est plus dans l'essence de l'homme savant.
M2K - 12 avril 2012 à 00:51
Have you ever been in love? Horrible isn't it? It makes you so vulnerable. It opens your chest and it opens up your heart and it means that someone can get inside you and mess you up. You build up all these defenses, you build up a whole suit of armor, so that nothing can hurt you, then one stupid person, no different from any other stupid person, wanders into your stupid life...You give them a piece of you. They didn't ask for it. They did something dumb one day, like kiss you or smile at you, and then your life isn't your own anymore. Love takes hostages. It gets inside you. It eats you out and leaves you crying in the darkness, so simple a phrase like 'maybe we should be just friends' turns into a glass splinter working its way into your heart. It hurts. Not just in the imagination. Not just in the mind. It's a soul-hurt, a real gets-inside-you-and-rips-you-apart pain. I hate love.
Tekk - 12 avril 2012 à 00:57
"Quit being a faggot and suck that dick" dédicace louis
"On that moment hung eternity. Time stood still. Space contracted to a pinpoint. It was as though the earth had opened and the skies split. One felt as though he had been privileged to witness the Birth of the World..." vue dans Braid
Pendragon - 12 avril 2012 à 01:00
"On that moment hung eternity. Time stood still. Space contracted to a pinpoint. It was as though the earth had opened and the skies split. One felt as though he had been privileged to witness the Birth of the World..." vue dans BraidBraid, quel putain de chef d'œuvre ce jeu. Et les OST omg.
Lezahna - 12 avril 2012 à 01:05
"Oulala, ben dis-deuuuuuun, elle a pris tout dans sa bouche, merci beucu, ketsumi".
Un black dans un film porno avec Katsu. J'm'en souviendrai toujours, son accent créole de nègre m'a trop marqué c'était mythique !
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