Réflexion sur PDM DX : si moyen que ça ?

Un jeu vidéo anachronique mais allégorique.

Ceci n'est pas un test. Disons... un regard différent sur le jeu ?

Ah, Pokémon Donjon Mystère sur Switch a fait couler beaucoup d’encre ! Rassurez vous, ceci n’est pas un autre article de review. Si c'est ce que vous cherchez, je vous redirige vers le papier de mon collègue Aurablade. En effet, beaucoup d’autres l’ont déjà testé avant moi, et on eu le loisir de s'épancher sur le sujet. La plupart s’accordent d'ailleurs à dire qu’il est juste moyen et j’ai assez peu de choses à rajouter à ce niveau là. A mon sens, ils ont raison.

Mais, ce que je vous propose, c’est de voir ce titre d’un oeil différent, afin d’effleurer quelques unes des raisons qui font que ce jeu ”moyen” a pu rallier autant de fans, si véhéments à le défendre. Dont je fais partie. 

Voyez-vous, comme il est de coutume au sein de la licence Pokémon, c’est un opus qui cible les enfants. Or, un gamin va s’identifier aux différents éléments du jeu sans forcément comprendre pourquoi. Il va simplement se sentir touché. Et je trouve intéressante la démarche d’avoir cette lecture d’adulte à travers ce regard d’enfant. Je vais m'expliquer tout le long de cet article, qui contiendra du spoil.

Mais, en bon lecteur de Pokémon Trash, vous connaissez déjà tout ce qu'il y a à savoir sur l'histoire, non ?

Pokémon Donjon Mystère DX donc, est le remake des tous premiers jeux Pokémon Donjon Mystère. Plus précisément des versions Équipes de secours rouge et Équipe de secours bleu, sortis en 2005 respectivement sur Game Boy Advance et sur Nintendo DS


Je ne sais pas vous, mais cette jaquette éveille en moi de forts élans de nostalgie.

Il est donc à noter que ce remake (ou plutôt remaster ?) reprend le jeu original des spin-offs en mode dungeons crawler de Pokémon. Du fait que c’était la toute première itération du soft, la formule était alors incomplète et hautement perfectible. Déjà à l'époque.

C’est un euphémisme. Le gameplay est minimaliste, le jeu est répétitif, la Direction Artistique est discutable, et même si la version Switch tente de gommer quelques défauts, elle en conserve aussi beaucoup d’autres… Principalement par soucis d’authenticité et pour satisfaire les fans désireux de redécouvrir le jeu de leur enfance (généralement) tel qu’il était dans leur souvenir. 

Mais aussi, dans le dessein de marquer une nouvelle génération. Des enfants, adolescents ou des pré-adolescents généralement.

Cette cible relativement jeune implique donc pas mal de choix en terme de gamedesign qui ont rendu quelque peu chafouin les différents testeurs des différentes rédactions spécialisées jeu vidéal qui ont -à juste titre- estimé que cet opus dispose de quelques relents très anachroniques en 2020. Comprenez, le jeu fait pâle figure par rapport aux standarts actuels dans le monde du jeu-vidéo, dans presque toutes les catégories.

Qu’un jeu tant attendu -comprenez bien il y a une vraie hype autour des fans de Donjon Mystère- soit aussi répétitif, avec un gameplay aussi rébarbatif et à l’approche très enfantine surprend ceux qui découvrent la licence. 

Et c’est bien normal, non ? Le monde du jeu vidéo a des standarts de qualité en 2020.


Rassuré par cet univers mignon et coloré les parents néophytes du jeu-vidéo n'hésiteront pas à le mettre entre les mains de leur progéniture.

D’un point de vue extérieur, le jeu peut sembler bien vide. Et s’il pouvait sembler innovant sur console portable à l’époque de la gameboy, aujourd’hui il pourrait facilement faire tâche à côté de certains jeux… smartphones. Ce n’est pas anecdotique de dire que Nintendo ne compte pas sur les Donjons Mystères. Ils étaient très surpris du nombre de copies vendus pour Méga Donjon Mystère, le dernier volet sorti. Ma théorie étant qu’ils savent que ce type de format a fait son temps. Et que le ressortir, ainsi tel quel, relève un peu de l’anachronisme. Oui, ce mot revient souvent.

Pourtant, si je vous écris ces mots c’est pour vous dire de ne pas directement clouer ce jeu au pilori des jeux peu oufs réservés à une élite des fans de Pokémon. Ou même aux plus jeunes d’entre nous. Que j’ai de toute façon déjà perdu à l’utilisation du mot “anachronisme”, oui c'est pour ça qu'il est beaucoup répété, partez chercher un Bescherelle les jeunes. Non, la force de DX est ailleurs, et, en quinze ans, elle ne s’est pas amenuisée d’un pouce (ou d’une griffe selon le choix de votre pokémon).

Le jeu est apprécié pour sa légèreté, pour la vision qu’il offre du monde des pokémon. On y retrouve des personnages hauts en couleurs, où chacun dispose de sa petite personnalité, histoire ou utilité. La jolie bande-son et le rythme des missions de sauvetage nous berce dans un jeu où nous sommes guidés par un partenaire qui nous aime et qui est pétri de bonnes ondes et intentions. Un vrai héros de Shonen, iel veut aider les autres et est prêt à tout pour y arriver. Vous l’avez compris, le jeu part sur des bases classiques.


Moi et mon partenaire de l'époque (je suis le poussin mignon)

Pourtant, l'argument principal dans le premier épisode de Pokémon Donjon Mystère réside bien dans sa narration. On l’a bien compris, la tranche la plus jeune de la population est la cible principale de Game Freak, qui estime avoir déjà suffisamment fidélisé les personnes qui étaient enfants dans les années 2000. Et je ne vais pas les contredire là-dessus. Seulement, j’aimerai mettre en lumière un point en particulier. 

Et si ce Donjon Mystère était, en réalité, excellent dans sa façon à lui d’être cohérent avec sa cible ? Dans sa façon de présenter une histoire aux plus jeunes ? On le sait, enfant, nous n’avions pas la même grille de lecture qu’aujourd’hui, nous voyons le monde, et les jeux vidéos notamment, d’un point de vue très différent. Et il faut le prendre en compte quand on essaie d’appréhender les qualités du jeu.

Alors, certes, l’histoire et la façon dont elle est racontée ne fait pas tout. Comme disait John Carmack, le créateur de Doom : « La narration dans un jeu est comme une histoire dans un porno : on s’attend à l’y trouver, mais ce n’est pas le plus important. » 

Mais je ne suis pas d’accord. Je pense qu’il y a certains types de jeux qui sont des expériences à vivre, comme un livre ou un film, et que pour vous impliquer dans une aventure, il n’y a pas plus fort qu’un jeu dont vous êtes le héros. Libre à vous de n'être pas de cet avis, mais il n'y a pas de bonne ou de mauvaise façon d'apprécier un jeu vidéo. Il faut tenir compte de toutes, et c'est ce qu'essaient de faire les studios de jeu vidéo pour satisfaire un maxiumum de joueurs. Et si, parfois, il est assumé que certains jeux ne misent que sur certains tableaux (ainsi un Counter Strike ne minisera que sur son gameplay par exemple), ce n'est pas le cas ici.

Et, ce jeu m’a, comme beaucoup de mes contemporains, marqué et dispose de la magie nécessaire pour toucher une nouvelle génération. On se souvient tous de la déchirante scène de fin (et on reconnaîtra de suite la façon dont Marvel s’en est allégrement inspiré) et c’est, pour beaucoup, devenu un running gag. Avoir pleuré devant Bambi ou à la fin de Donjon Mystère (que ce soit équipe de secours ou d’exploration d’ailleurs) est devenu une sorte de meme à part entière.


PDM avait anticipé Infinity War.

Il y a plusieurs éléments de réponses qui expliquent qu’on ait pu être si nombreux à se retrouver affectés par ce final. Déjà, nous étions jeunes, ça joue. Ensuite, les scènes de fin trichent avec nos émotions, nous laissant d’abord espérer, via un léger temps mort où l’on croit que nous ne disparaîtront pas. Avant de, finalement, nous laisser s'évaporer au milieu d'une mer de pleurs dans une scène d’adieux déchirantes, POUR AU FINAL revenir, comme si de rien n'était. 

Parce que bon, après tout, il y a tout un post game à faire quand même. 

L'art de faire entrer dans une histoire

Mais surtout je pense que peu de jeux (encore moins Pokémon) sont capables d’aussi bien utiliser les procédés de narrations qui développent notre empathie. L’histoire nous plonge dans un univers qui nous semble à la fois très différent, et très familier

Comment ? Et bien, en utilisant des techniques de storytelling plutôt bien pensées et discrètes (pour une fois !) à base de similitudes et d’analogies.

J’avais 11 quand le jeu est arrivé en France. Je m’apprêtais donc à entrer au collège pour découvrir les problématiques que nous avons tous connus dans ce milieu proche de la jungle qui n’est pas toujours source de bons souvenirs.

Autour de cet âge là, on se cherche beaucoup, on a besoin de repères, de se sentir compris, aidés. Et pour certains, rude est la transition entre le monde de l’enfance et celui de l’adolescence. D’ailleurs, en gérant les réseaux de Pokémon Trash j’ai reçu énormément de témoignages de fans qui étaient souvent moqués, voir persécutés car ils étaient fans de Pokémon

Aaaah, le collège…

Les joueurs de Pokémon seraient donc, ironiquement, plus nombreux à être confrontés à ces difficultés.

Or, cette transition entre deux mondes, ce parcours initiatique, c’est, à mon sens, exactement le propos de ce jeu qui serait une allégorie vidéoludique. Il parle de l’adaptation à un nouvel univers qui retranscrit les épreuves qu’un enfant va devoir affronter. Une métaphore colorée qui accompagne le joueur et qui l’implique et l’influence sans s’en rendre compte

Franchement, qui avait du recul à dix ans ? 

Et surtout, combien de jeux ont cette seconde lecture, cette visée didactique de conter une histoire qui parle de traumatismes enfantins sous couvert d’un univers féérique ? Pas assez.

Entendons-nous bien. Le jeu débute dans la peau de votre Pokémon (auquel vous d’ailleurs êtes censé vous identifier encore plus grâce au test de personnalité). Vous ne connaissez personne, n’avez pas d’ami au début, et tentez de vous intégrer parmi vos pairs et de vous faire une place au soleil. 

Cela ne vous rappelle rien

Si l’histoire peut vous sembler bien fade et dérisoire, alors peut-être que vous la considérez trop d’un point de vue d’adulte. Ce qui est bien d’ailleurs, ça s’appelle avoir de l’esprit critique. 

Mais, faites cet effort de changer votre angle de vue et de vous mettre à la place d’un enfant. Tout est plus fort, plus marquant, plus mémorableEssayez de retrouver l’émerveillement de vos 10 ans. 

La joie de se dire que le test d’entrée vous permet de découvrir quel est VRAIMENT le Pokémon qui sommeille en vous. 

De partir découvrir un nouveau monde, de vous faire des amis, et d’apprendre à maîtriser un univers qui semble bien huiléRépétitif diront les plus attentifs d’entre vous.

Mais, pour rappel, la narration très répétitive et le gameplay très accessible, font que l’on s’identifie davantage aux pokémons que l’on joue. Hop, hop on se lève, on fouille la boîte aux lettres, on va faire ses emplettes, ranger ses trésors, mettre à l’abri ses piécettes, discuter avec les amis, on part en mission, on va dormir, et bis repetita

Fugitifs

Le jeu prend soudain sens quand tout s’écroule. Ce petit rituel rassurant, ce faux rythme que le jeu instaure sciemment n’était en réalité que le calme avant la tempête. Il instaure un quotidien pour rendre plus fort le moment où il s'arrête. "On ne se rend compte de ce qu'on perd que par la fenêtre du train". 

À forces de manigances, les vauriens du village le retourne contre vous, vous obligeant à fuir. Abandonnant tout derrière vous, votre routine, vos acolytes, vos amis, vos possessions, tout, sauf votre partenaire qui est prêt à mourir pour vous. D’un coup, d’un seul, le jeu vous fait tout perdre.


Petite musique pour vous mettre dans l'ambiance pendant la lecture.

Pour de jeunes joueurs, le quotidien pourrait pourtant sembler être quelque chose d’inaliénable. Les choses ont toujours été et seront toujours. Et pourtant, le jeu leur enlève soudainement. Brisant ainsi une partie des codes qu’il avait mis du temps à instaurer et sortant le joueur de sa zone de confort.

“Fugitifs”. Vous êtes des fugitifs. Le moment où le jeune moi prend soudain compte de la situation est encore très clair dans mes souvenirs. Tant il m’avait sonné à l’époque. La soudaineté, l’injustice de ce qui advenait m’avait énormément surpris. Sans préambule, le jeu perd d’un coup de son image bonne enfant pour prendre une dimension plus épique. Votre Odyssée commence. 


C'est comme si Sam & Frodon étaient partis en Mordor pour semer les Nazgul... Wait.


Vous, et votre partenaire, partez explorer le monde. Des plaines brûlées et des monts enneigés viennent remplacer le petit village coloré. Partant dans les endroits les plus escarpés dans le but de semer vos assaillants, autrefois vos amis, vos alliés et pour certains vos modèles. Vous entendez leurs cris, sentez leur souffle sur votre échine à chaque fois que votre personnage, petit et épuisé, reprend sa respiration dans la neige, chaque pas plus difficile que le précédent. Vous les imaginez, ces autres, unis par leur peur que de votre différence leur inspire, avec des piques, des bâtons, prêts à vous placer sur un bûcher, comme des sorcières, comme des pestiférés. Et vous, vous ne vouliez qu’aider les pokémon en danger. 

La douleur et la détresse de vos personnages ne sont pas dissimulés. Le jeu insiste même là-dessus dans des séquences où on vous voit souffrir, et où on voit souffrir votre partenaire qui n’a rien fait pour mériter ça. Vous vous sentez coupable devant votre écran.

On parle toujours d’un jeu Pokémon là. 

Partenaire, qui n’a, d’ailleurs, jamais que des mots gentils, d’encouragements à votre égard. 

Partenaire que vous avez connu si joyeux, si candide durant tout le début du jeu, et que vous découvrez tout à coup en train de douter de tout, du monde, de sa survie, de sa détermination, mais jamais de vous.


Le souffle du chasseur sur l'échine de sa proie.

J'ai un lu un témoignage sur Reddit. Si un jour, enfant, vous vous êtes senti seul, savoir que dans un jeu virtuel quelqu’un se préoccupait de vous pouvait avoir quelque chose de thérapeutique. Et si vous aviez joué à ce jeu, vous savez comme moi que la vue de ce pokémon -à jamais votre partenaire- a quelque chose de réconfortant. Vous avez vécu quelque chose avec lui. Avec lui, vous avez fait l’expérience d’être seul contre tous, vous avez survécu à une chasse à travers tout le continent, vous avez fait des découvertes épiques, vous avez sauvé le monde.

Outre cet aspect de l’histoire qui s’obscurcit… Deux ou trois petits malins qui décident d’aller raconter n’importe quoi au reste du groupe dans le but de le liguer contre une personne un peu différente des autres… C’est le schéma classique du harcèlement scolaire

Et on le sait, depuis toujours, on instruit les enfants en leur racontant des histoires. En leur faisant imaginer des situations, pour qu’ils se représentent en train de les vivre. Afin qu’ils soient prêts ou sachent comment réagir. Pour en tirer des leçons ou des morales. Ou pour les sensibiliser et développer leur empathie

Alors, est ce que ce jeu est en train de faire de même en parlant de la difficulté de la vie d’ado ? Le tout avec des personnages que les enfants adorent et un gameplay adapté aux jeunes joueurs de l’époque ? C’est mon avis, vous avez le droit d’être en désaccord. 

La première partie du jeu, c’est l’acclimatation, la rentrée. On découvre le monde, la classe. Ensuite, vient la fuite, le harcèlement. Et pour finir, la résolution, avec une histoire bien triste de deuil, où vous apprenez que le Gardevoir qui vous a tant soutenu et guidé durant votre périple s’est en réalité sacrifié pour vous. 

Ouaip c’est toujours du Pokémon. Pika-pikachu attaque tonnerre, le pouvoir de l'amitié, toussa toussa.


Votre gars sûr, le fréro, le sang, votre partenaire. 

Et pour revenir vite-fait sur cette histoire de gameplay. Oui, le jeu est simple. Au début. Mais plus l’aventure avance, plus la difficulté se corse (notamment lors du passage de fuite où vos effectifs sont réduits au minimum). Mais aussi, et surtout, au post-game, où les donjons deviennent très compliqués. Une sortie dans un donjon peut se révéler particulièrement dangereuse, et il faut bien se préparer. Faire des reconnaissances, s’équiper, choisir les bons Pokémon, les entraîner… Après, est ce que ça en devient fun pour autant ? 

Je ne sais pas, et ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Ce n’est pas le jeu du siècle, ou celui qui aborde forcément mieux le thème de l’entrée dans une vie nouvelle.

Mais, demandez vous quel est le message qui a voulu être passé dans un jeu destiné au jeune public. Et pensez à tous ces enfants que ce jeu a aidé à se sentir mieux, moins seuls et incompris. 


Mais quand même très très triste à cause de la fin là hein

Alors... Un jeu moyen ? 

Peut être qu’un jeu a un but, un message, une cible, choisi par les développeurs, et qu’il faudrait noter la cohérence de leur jeu en fonction de leur ambition originelle. Et, pour un jeu qui souhaite divertir les plus jeunes tout en leur faisant passer des messages, je trouve que le pari est bien rempli. 

Mérite t’il vraiment les notes moyennes qu’il a reçu par ceux qui n’étaient pas la cible

Ne faut il pas noter un jeu en fonction de son propos et de la cohérence avec son objectif plutôt que par rapport au plaisir que le grand public aura à y jouer ? Est ce que cela vaut forcément le coup de noter sachant que cela ne rend pas compte des qualités d’un jeu ?

J'en sais rien, je vous invite juste à y réfléchir. Et à me faire part de votre opinion en commentaire ? 


Dans la liste des choses qui ne sont jamais arrivées.......

Voilà, c’était un petit édito écrit rapidement à la sortie du jeu, j’espère qu’il vous a intéressé. Je me suis senti obligé de le faire, à force de lire des tests de journalistes mettant au jeu une note moyenne, car le considérant de leur point de vue d’adulte, au lieu de le considérer pour ce qu’il est : un jeu pour les enfants, et les grands enfants. J'avais pensé ne pas le publier, mais mes collègues de Pokémon Trash m'ont incité à le faire. J'espère que cette lecture vous aura plû !

Encore une fois, mon but n'est pas de vous convaincre que ce jeu est bon si vous ne l'avez pas aimé. Si je l'avais découvert maintenant et sans mon affect pour Pokémon il n'aurait certainement pas attiré mon attention. Non, le but de ce papier est plutôt de vous inviter à considérer ce jeu d'un point de vue différent. À découvrir pourquoi un jeu que vous pouvez avoir trouvé mauvais a pu toucher d’autres joueurs. Et je serai super content si cela vous a permis de mieux comprendre l’amour de beaucoup de joueurs pour cette série !

N'hésitez pas à me donner votre avis en commentaire ou à m'envoyer un message sur Twitter, je serai ravi d'échanger avec vous sur le sujet !


Ouai, tout pareil.

EDIT : Vous êtes nombreux à me faire savoir que vous avez l'impression que cet article met des mots sur un ressenti que vous n'aviez pas su définir. C'est vraiment la preuve que je n'ai pas écrit ces pavés pour rien. Merci à vous tous pour ces petits messages, je lis vos témoignages avec plaisir !

Par Drascos
Edité par DeadSpark
  • Nox_ 29/04/2020 à 14:12
    J'arrive un peu trop tard après la guerre mais ton article m'a beaucoup touché, en tant que fan de PDM et aussi en tant qu'ancien môme brimé par ses camarades à l'école ! Je me suis totalement reconnu dans le cœur de ton propos que j'approuve à 200 % !

    J'ai adoré PDM DX... tout en ayant le déplaisir de voir moult gens chier dessus au nom de "l'innovation", la "nouveauté" et le "gameplay", alors que Donjon Mystère, c'est un état d'esprit, une âme, une ambiance, une atmosphère... Pas un jeu bousculant les standards actuels ou en phase avec ces derniers. C'est pour ça que j'ai trouvé bon nombre de critiques négatives injustes et factuellement fausses, comme les innombrables cons qui ont eu la bêtise de dire que les originaux étaient meilleurs.

    J'en ai d'ailleurs fait une critique ici -> www*senscritique*com/jeuvideo/Pokemon_Donjon_Mystere_Equipe_de_Secours_DX/critique/217454362

    J'ai partagé ton article en fin de texte, parce que je le trouve vachement complémentaire avec mon propos ! Encore merci !
  • Monkydluffy 04/04/2020 à 15:07
    Superbe article. Je joue à pokémon Donjon mystère et les versions classique, je prends plaisir à y jouer.
  • ZeD3ty 01/04/2020 à 13:28
    j'ai pas joué à donjon mystère mais les jeux pokémon en général m'ont souvent servi d'échappatoire au collège où j'étais justement harcelé pour aimer la licence
    ça fait du bien de se rendre compte que ça n'arrivait pas qu'à nous :)

    merci pour l'article, c'était vraiment cool.
  • Lapin violet 31/03/2020 à 22:46
    Franchement excellent article, t'as fais un super travail.
  • Blackrom 31/03/2020 à 22:33
    "Le moment où le jeune moi prend soudain compote"
    MDR ça c'est le genre de truc qui fait sortir de l'ambiance malgré la musique.

    Sinon effectivement j'avais eu droit aux moqueries pour être fan de Pokémon, et je me sentais bien en jouant à donjon mystère sans même savoir pourquoi, je crois que tu viens de m'aider à m'en rendre compte.
    Pour moi dont la cartouche du jeu d'origine est complètement morte, ça fait plaisir de retrouver ces donjons, j'aime bien le nouveau système des Pokémon affamés, c'est sympa pour le recrutement, et les maisons de monstres sont toujours un bon défi quand tu joue sans orbe ou autre, sauf quand tu DOIS le faire à cause d'un Pokémon client que tu accompagnes et qui est particulièrement mal placé quand tu tombe dans la maison EN PASSANT L'ESCALIER!
    Un sacré coup de p*** qui me coûte parfois ma mission, m'enfin ça serait pas drôle si le jeu nous laissait juste passer, faut essayer de faire avec.